Suite au mot d’ordre de grève déclenché par les 13 centrales syndicales, ce lundi 26 février 2024, sur toute l’étendue du territoire national, pour disent-elles: exiger les nouvelles autorités du pays à satisfaire leurs différents points inscrits dans leur plateforme revendicative notamment, la libération sans condition du secrétaire général du syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée Sékou Jamal Pendessa, l’impact est de peu sur la tenue des cours dans la ville carrefour Mamou.
Interrogé, ce professeur de biologie qui a requis l’anonymat nous a fait comprendre qu’il ne partage pas cet avis de grève car dit-il, il n’a pas été encore payé.
« Mais c’est vrai ! Nous ne sommes pas d’accord dans notre établissement ici de suivre le mot d’ordre de grève. Parce que tout simplement, nous nous avions dit à ces syndicalistes que certes nous partageons leurs points de vue par rapport à cette grève mais avant de la déclencher, d’attendre d’abord jusqu’à ce que la paie soit faite. Mais ils ont ignoré carrément notre proposition. Comment pouvez déclencher une grève, pendant que les enseignants qui ne comptent que sur leurs maigres salaires ne sont pas entrés en possession de leurs salaires ?
Comment vous pouvez déclencher une grève alors que le gouvernement est dissous et jusqu’à date, un autre n’est pas mis en place ?
C’est pourquoi nous nous avons décidé de nous désolidariser de cette grève pour venir enseigner et aussi éviter aux élèves de perdre les cours. » a-t-il fait savoir.
Djibril Cissé professeur d’englais à lui emboîter les pas de son prédécesseur.
« Cette situation de grève n’est qu’une peine perdue.
Et je m’explique:
Au temps d’alpha Condé, nous avions vu ici la grève lancée par les syndicalistes qui n’a pas finalement porté ses fruits parce que tout simplement, les syndicalistes n’étaient pas d’accord entre eux-mêmes.
Ensuite, certaines suggestions que nous avions apportées n’ont pas été prises en compte.
Alors, concernant cette nouvelle grève, nous nous n’avons reçu aucune information précise. Je dis bien précises, venant de qui que ce soit pour boycotter les cours ce lundi.
C’est vrai certains élèves ne sont pas venus pour les cours mais ceux qui se sont présentés, la direction de l’école nous a dit de les enseigner comme d’habitude.
Et c’est ce que nous sommes en train de faire.
Et pour finir, la question de la dissolution du gouvernement n’est pas encore résolue. C’est à dire avec qui discuter lorsqu’il n’y a pas un représentant.
Nous avons également aussi le problème de salaires.
Nous sommes le 26 aujourd’hui, jusqu’à présent nous n’avons pas été payés. En tout cas, pas ici à Mamou.
Faut-il s’assoir à la maison et croiser les bras en abandonnant les élèves en classe ? Je pense que mieux vaut venir. Personnellement, je ne suis pas d’accord avec cette grève. Le moment est très très mal choisi, à mon avis. »a-t-il déclaré.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota Soumah,pour révélateur224.com
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