Officiellement démarré depuis le 1er janvier 2022, il ne reste qu’effectivement 11 mois pour le déroulement du chronogramme de la transition guinéenne. Alors que les points mentionnés dans celui-ci peinent à être réalisés dans le temps, certains acteurs politiques guinéens manifestent déjà leurs inquiétudes quant au retour à l’ordre constitutionnel.
Le leader du parti PRP (Parti du Renouveau et du Progrès) qui s’est confié à notre rédaction ce lundi 05 février, a estimé que la France a une main noire dans la gestion de la transition en Guinée. Selon Rafiou Sow, la communauté internationale a complètement abandonné les acteurs politiques guinéens.
‘’Nous avons constaté dès le début de cette transition, que les autorités actuelle ne voulaient pas rendre le pouvoir, ne veulent pas aller à des élections libres et transparentes, ils ne veulent pas de l’inclusivité. Quelqu’un qui se refuse de mettre en place un dialogue inclusif et accepté par tous, si il ne le fait pas, ça veut dire qu’il n’organisera pas les élections. Donc, cela nous inquiète énormément.
D’ailleurs, le chronogramme qui existe aujourd’hui a été décidé en commun accord entre les autorités actuelles et la CEDEAO et nous ne voyons aucun pas, c’est-à-dire, même un seul point n’a été exécuté aujourd’hui, donc ça veut dire qu’on est gravement en retard. Et ça, c’est très inquiétant. Je pense que ça présage de mauvaise augure pour la nation guinéenne et cela, nous ne le souhaitons pas.
Nous, de notre côté, nous ferons en sorte que les choses changent, qu’on revienne à la norme et qu’on revienne à l’ordre constitutionnel surtout’’, a-t-il fait savoir.
Aussi, en accusateur, le président du PRP soutient que la France ne fait pas l’essentiel, avant d’inviter la communauté internationale à exiger un calendrier clair aux autorités de la transition, pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
‘’De notre côté, nous pensons que la communauté internationale nous abandonne, particulièrement la France ne fait pas l’essentiel. Nous soupçonnons la France de soutenir dans les coulisses le régime actuel. Donc, la transition est dans son état actuel, alors que c’est une dictature pure et simple. Et cela nous le dénonçons et nous souhaitons que la communauté internationale revienne à la raison, qu’ils nous soutiennent comme à l’accoutumée pour qu’on puisse sortir immédiatement de cette situation. Il faudrait que la communauté internationale nous soutienne plus que ça, en encourageant, en insistant pour qu’il y ait un calendrier clair et qu’on sorte de ça’’, a lancé Rafiou Sow.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
