L’augmentation vertigineuse des prix des produits de grande consommation en Guinée continue de susciter des réactions au sein de la population.
Régissant sur cette actualité chez nos confrères de Nostalgie Guinée dans l’émission «Face l’info» ce lundi 05 février 2024, M’Bany Sidibé, président de l’Union pour la Défense des consommateurs, a dénoncé cette augmentation des prix des denrées de première nécessité qu’il qualifie «d’injuste et d’opaque».
‘’Depuis la signature de ce protocole, nous, nous rejetons ce protocole qui est injuste, opaque et qui viole profondément les droits fondamentaux des consommateurs. Et, nous condamnons avec la dernière énergie le comportement du ministère du commerce et du budget qui, en amont, n’a pas tenu en compte de la situation économique des consommateurs en cette période de précarité, où, l’économie est au ralenti, où les activités économiques sont en berne, où, notre pays n’a pas d’électricité, n’a pas d’internet’’, a-t-il dénoncé.
Et d’ajouter: ‘’Permettez-moi d’abord de vous expliquer le caractère injuste et irresponsable. Lorsque vous évaluez l’ancien protocole dont les prix ont fait l’objet d’un arrêté de Madame la ministre du commerce, vous allez voir qu’il y a deux types de riz d’abord. Il y a le riz de 25% dont le prix plafond était 265 000 francs guinéens et le riz étuvé de 25% communément appelé «Bangladesh» dont le prix plafond était à 300 000 francs guinéens. Et lorsque que vous faites un calcul aujourd’hui avec les nouveaux prix, vous allez voir que le riz, de 25%, il y a eu une augmentation de plus de 75 000 GNF sur un sac. Et lorsque vous prenez le riz «Bangladesh», il y a une augmentation de 40 000 GNF. Et au-delà de ça, quand vous prenez le sucre aujourd’hui, le sucre dont le prix était plafonné à 360 000 francs guinéens, se retrouve aujourd’hui à 440 000 francs guinéens. Il y a une augmentation de 80 000 francs guinéens sur un sac. Si vous prenez l’oignon dont le prix plafond était 230 000 francs guinéens, aujourd’hui l’actuel prix, on vend jusqu’à 260 000 francs guinéens. Et cela a été fait au vu et su des ministères du budget et du commerce qui se sont regroupés avec la chambre du Commerce sans évaluer les anciens tarifs (…) Encore une fois, nous rejetons catégoriquement ce protocole.
Nous allons faire un travail pédagogique de dénonciation sur tous les médias et nous allons faire une communication porte à porte. Si le gouvernement ne nous écoute pas, nous allons sortir pour manifester contre la vie chère’’, a-t-il averti.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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