Le secrétaire général du syndicat des professionnels de la Presse de Guinée (SPPG), a été arrêté la semaine dernière, puis placée sous mandat de dépôt à la maison centrale lundi, suite à la manifestation appelée par son syndicat. Une manifestation pour la libération des médias censurés et de l’Internet en Guinée.
Cette incarcération du secrétaire général du SPPG indigne plus d’un au sein de l’opinion publique. Certains dénoncent une violation de la liberté d’expression. Souleymane Souza Konaté de l’UFDG a déploré cet état de fait. Selon le président de la cellule de communication de l’ANAD, l’arrestation du général Pendessa est illégale et arbitraire.
‘’Quand on ne sait plus quoi inventer pour faire taire les voix discordantes, on monte de toutes pièces des accusations grotesques. L’arrestation de monsieur Sékou Jamal PENDESSA, journaliste et secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse est injuste, illégale et arbitraire. C’est une preuve éloquente que les libertés individuelles et collectives chèrement acquises sont désormais menacées par le CNRD. Une nébuleuse arrivée au pouvoir par effraction et obnubilée aujourd’hui par le désir de conserver le pouvoir obtenu illégalement’’, dénonce-t-il ce jeudi 25 janvier 2024, dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de notre rédaction.
Mieux, Souleymane Souza Konaté poursuit en indiquant la dangerosité de cette situation, avant d’inviter ses pairs à défendre la liberté d’expression en Guinée, car selon lui, le combat de la presse est aussi le combat de tous.
‘’Cette folie liberticide du CNRD est dangereuse et peut avoir des conséquences multiformes. Les ennemis de la liberté sont des délinquants qui doivent être poursuivis et sanctionnés. Dans une République, nul ne doit être menacé pour ses opinions. C’est pourquoi, nous invitons l’ensemble des guinéens, soucieux du bien-être collectif à prendre conscience de la gravité de la crise actuelle. Il est temps de défendre la liberté de la presse et la liberté d’expression et ne pas laisser ce combat exclusivement à la presse, car nous sommes tous autant qu’eux concernés. Le déficit de solidarité observé dans notre pays et la force des corporatismes et/ ou de l’ethnicisme émiettent et fragmentent nos luttes, les affaiblissent et évitent toute convergence ou agrégation des efforts avec pour seul gagnant l’oppresseur’’, interpelle-t-il.
Mohamed FOFANA pour le revelateur224.com.
