Suite à l’incendie qui a ravagé le dépôt d’hydrocarbures dans la nuit du 17 au 18 décembre 2023 au quartier Coronthie, dans la commune de Kaloum, à Conakry, le gouvernement a pris des mesures de sécurité ordonnant la fermeture jusqu’à nouvel ordre de toutes les stations-services du pays. Les conséquences de cette décision n’ont pas tardé à se faire sentir à Kankan, notamment chez les conducteurs d’engins roulants qui se voient contraints d’acheter 1 litre d’essence à un prix plus élevé que le coût normal.
Selon le constat fait par notre correspondant ce mardi 19 décembre 2023, une crise de carburant est enregistrée avec les transporteurs urbain et interurbains. Si dès les premières heures de cette explosion, le litre était à 15.000 GNF par endroits, aujourd’hui, il se négocie entre 25000 GNF à 30.000 GNF sur le marché noir.
En plus, le prix du tronçon passe à la hausse d’un quartier et un autre. Cette situation inquiète citoyens et conducteurs d’engins dans la commune urbaine. Interrogés par notre correspondante, ils interpellent les autorités de la transition sur leur situation.
C’est le cas par exemple de Moussa Traoré, un jeune diplômé conducteur de moto-taxi, qui pratique cette activité pour subvenir aux besoins de sa famille. Il estime que le problème de carburant est devenu très difficile pour lui.
‘’Je suis en panne de carburant, c’est pour cela que j’ai garé ma moto. C’est vraiment difficile, c’est dans ça qu’on se débrouille pour subvenir aux besoins de nos familles, et s’il y a la crise, donc, nous sommes pénalisés comme ça, comment on va faire pour nourrir nos familles ? Au-delà de ça, on paye la recette journalière aux propriétaires de motos, mais si on ne travaille pas, ça devient très compliqué. Voilà pourquoi nous sommes obligés de négocier le carburant, si on en trouve entre 25.000 GNF et 30.000 GNF par litre sur le marché noir. Nous demandons aux autorités de trouver la solution du carburant le plus vite possible, sinon, ce n’est pas bon pour le pays.
Si le dépôt a pris feu, cela ne veut pas dire qu’ils refusent de nous servir ici, c’est le dépôt de Conakry qui a pris feu, mais pas le dépôt de Kankan. Il y a le carburant ici au dépôt et même dans les stations-services. C’est pas normal quand même’’, a-t-il déploré.
Malgré l’interdiction de la vente du carburant en cette période de crise par les autorités, certains citoyens trouvent le moyen de commercialiser cette perle rare à des prix exorbitants.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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