La marche pacifique organisée suite à l’appel du syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG), a été tuée dans l’œuf par la police hier lundi, à Kaloum. Des agents des forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule qui a entraîné des blessés et des dégâts matériels importants.
S’exprimant sur cette répression contre les hommes de médias, le porte-parole du gouvernement de la transition a fait savoir que la presse aurait violé la loi en refusant de se soumettre à l’interdiction de la marche. Pour Ousmane Gaoual Diallo, quand on est en porte-à-faux avec la loi, on doit rendre des comptes.
‘’C’est la charte qui consacre l’exercice des libertés fondamentales conformément à la loi. Le principe de la manifestation, c’est d’avoir l’autorisation de l’État, des autorités habilitées à le faire. Il y a le fait que sur la manifestation bien sûr, c’est un régime déclaratif, mais dès l’instant que la sécurité sur la voie publique incombe à l’État, celle-ci doit être questionnée et son autorisation doit être obtenue. Même si c’est un régime déclaratif, il a besoin de l’autorisation des autorités pour l’exercer. Ce n’est pas parce qu’on est journaliste, que quand on est en violation de la loi, que l’on ne doit pas répondre ces actes. Parce que si non, tout le monde choisirait d’être journaliste. Et quand-même ça ne fera rien du tout que des journalistes parce qu’on serait dans une situation où on ne devrait pas demander des comptes, alors qu’on demande des comptes à toute la société. Qu’on soit des acteurs politiques, de la société civile, on demande des comptes à la société pourquoi ? Quand on est en porte-à-faux avec la loi, on nous demande des comptes. Mais si vous dites quand on demande des comptes à un journaliste, on dit que Non c’est un journaliste, comme s’il n’est pas soumis à la loi’’, a déclaré le ministre Ousmane Gaoual Diallo.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.