La révolution Guinéenne n’a pas échoué si l’on se réfère aux diverses réalisations industrielles , agricoles et commerciales , plus d’une centaine au profit du bien-être des populations inclusivement..
Pour preuves:
Sur le plan économique, la monnaie créée le 1er Mars 1960, le plan triennal avait pris le départ pour la construction de la nation. C’est ainsi que les bureaux des régions administratives ont vu le jour de Conakry à N’Nzérékoré. C’est sans doute avec amertume que les guinéens évoquent leurs souvenirs du complexe Textile de Sanoyah, de l’entreprise nationale des tabacs et allumettes (ENTA), des briqueteries de Cobayah et de Kankan, de l’usine des outillages agricoles de Mamou, des huileries de Dabola, de Soguifab avec ses tôles alumine de meilleures qualités et de prix enviés, de la Sucrerie de Koba (Boffa), de l’imprimerie Patrice Lumumba où tous les élèves étaient gratuitement ravitaillés en fournitures scolaires sans compter les commandes des pays voisins tels que le Sénégal, la Sierra Léone et le Mali. Et bien d’autres unités industrielles installées sur toute l’étendue du territoire national. Où sont-elles aujourd’hui toutes ces unités ? Elles ont été toutes bradées à partir de 1985 au nom d’un réajustement structurel du CMRN du 03 Avril 1984 mettant ainsi en chômage des milliers de travailleurs.
Sur plan routier, avant l’indépendance la route bitumée ne se limitait qu’à Kindia, il fallut le régime du PDG-RDA pour bitumer Kindia-Mamou, Mamou-Labé, Mamou-Faranah, Faranah-Kissidougou, Guéckédou-Macenta, Kankan-Dabadou. N’oublions pas qu’au temps de Sékou Touré, les pèlerins guinéens n’avaient aucune peine à se rendre à la Mecque par Air Guinée qui était une compagnie complète.
Sur le plan agricole, il faut compter les coopératives agricoles de production (CAP) des années 1960, les fermes agropastorales d’arrondissement (FAPA) de 1980 en passant par les brigades attelées et mécaniques de production (BAP et BMP) des années 1970, beaucoup d’efforts ont été fournis pour rendre possible l’autosuffisance alimentaire. Chaque unité de base avait son tracteur et cela sur l’ensemble du territoire national.
Que dire de la diplomatie guinéenne ? Elle était à l’image du charisme de l’homme. Après son accession a l’indépendance, la Guinée a plus d’ ambssades que n’importe quel pays africain. Partout son président était reçu avec tous les honneurs dus à son rang. Notre pays s’est aussi illustré dans ma résolution des crises et conflits dans le monde notamment la Guerre Iran-Iran , conflit frontalier entre le Mali et la Haute volta (Burkina Faso). Le plaidoyer en faveur de la lutte de lAnc contre le régime raciste d’Afrique du Sud à la tribune de lOnu est encore présent dans la mémoire collective panafricaine.
Par contre, on peut être d’accord avec les détracteurs du premier régime si la révolution n’était pas en état de siège permanent à travers tous les pays satellites qui constituent ses frontières …
Admettons que le phare de la révolution Démocratique Africaine de Guinée du 28 septembre 1958, enregistré dans les annales de l’histoire Africaine, voire du monde ( 87e pays membre ONU ), était rentré seulement en sommeil artificiel le 3 avril 1984 . Et voilà que depuis peu , la RDA, et comme par hasard, aux frontières de la République de Guinée est entrain de souffler sur les braises sous cendres comme pour dire que, l’étincelle du 25 août 1958 en Guinée, devant Charles de Gaulle , le libérateur de la France des griffes du nazisme Hitlérien n’était point un feu follet. Et tel le réveil d’un volcan, voici le flambeau du NON du 28 septembre 1958 entrain d’enthousiasmer des pays francophones de la CEDEAO ….
Non, la Révolution Democratique Africaine de GUINÉE N’A PAS ÉCHOUÉ , au-delà des réalisations populaires citées ci haut, elle a semée des graines des sentiments du patriotisme africain pour une AFRIQUE LIBRE, DÉMOCRATIQUE AUX DIAPASONS DE LA MODERNITÉ TECHNIQUE ET TECHNOLOGIQUE.
Khalil KABA