Beaucoup de Guinéens, engagés dans la politique, vivent d’illusions et ont des ambitions au dessus de leurs capacités propres. Ils abandonnent le terrain politique pour les studios de radio et plateaux de télévisions. Ils sont toujours rattrapés par la réalité, confrontés à l’épreuve du terrain et à la vérité des urnes. Ousmane Gaoual Diallo, a emboîté le pas à d’autres qui parce qu’ils sont dans les bonnes grâces du pouvoir, ont amassé un peu d’argent ou ont été coptés à des postes, croient pouvoir détrôner à la tête de L’UFDG, Cellou Dalein Diallo qui, manifestement, laisse son empreinte patout où il passe, comme il n’arrête pas de faire des jaloux et des envieux narcissiques.
Après avoir gravi tous les échelons dans l’administration publique, il est monté sur les hautes marches de l’Etat. Il doit rien au hasard de l’histoire, ni aux accidents politiques que le pays connaît d’une époque à une autre. C’est pourquoi, il garde l’assurance de l’homme accompli qui n’a pas brûlé les étapes, la sérénité de l’homme d’Etat qui répugne à se donner en spectacle, ne trouve aucun intérêt à faire le fou du roi, à se comporter en batoula (courtisan). La dignité est la marque des grands hommes et des enfants de bonne famille.
Le projet de candidature de Ousmane Gaoual Diallo à la présidence de L’UFDG ne date pas de maintenant, ni ses prétentions de dauphin. Il se sent plus fort pour le crier nanti de son portefeuille ministériel et pourvu d’argent bien ou mal acquis, alors qu’il a moins de chances que par le passé lâché par le sommet et la base de son ancien parti, raillé par l’opinion, lasse de ses bourdes et invectives, de ses maladresses et querelles interminables.
Incapable de rallier l’appareil à sa cause, de s’imposer auprès des militants, L’UFDG, dans son ensemble fidèle à Cellou Dalein Diallo, il fait campagne dans les colonnes des médias, les tranchées des radios et télévisions. Une posture inopérante qui vise à donner des gages au pouvoir de transition, à convaincre les plus naïfs des Guinéens qu’il y a crise à L’UFDG, que Cellou Dalein Diallo n’a plus la haute main sur son parti.
Les pronostics flattent l’égo, les spéculations animent la cité, tiennent en haleine les commentateurs , mais, le poids politique se mesure ailleurs, les citoyens se prononcent par d’autres voies.
En tout cas, tous ceux qui pariaient sur un duel Cellou-Gaoual pour le contrôle de L’UFDG dans un congrès à venir, ont compris leur erreur d’appréciation, leur méconnaissance profonde des rouages d’un parti dont les militants assermentés, à toutes les occasions, renouvellent leur conviction politique en même temps que leur loyauté sans faille à l’homme qui incarne leurs espoirs et les conduira à la victoire rêvée.
Les évènements du Bronx sonnent comme un congrès avant la lettre qui envoie un signal clair que Cellou Dalein Diallo, là-bas comme partout ailleurs , n’a aucun mal à faire mordre la poussière à Ousmane Gaoual Diallo qui a tort de s’engager dans une bataille perdue d’avance, de se mesurer à plus fort que lui. Les militants ont depuis longtemps fait leur choix et choisi leur chemin. Ils n’aiment pas se renier et détestent les caméléons!
L’édito de la rédaction, lerevelateur224.com.
