Au cours d’une conférence de presse animée ce lundi 11 septembre 2023, à la maison de la presse, le collectif des contestataires de l’examen du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA 2021) se sont une nouvelle fois exprimé sur la condition dans laquelle, s’est tenue ledit certificat. Ils dénoncent une injustice visant à prendre la profession d’avocat, et la justice en otage.
‘’Au cours de leur conférence de presse, les conférenciers ont tenté de défendre l’indéfendable, de comparer l’incomparable, de soutenir l’insoutenable et de justifier l’injustifiable. Au moment de l’organisation du CAPA 2021, plusieurs actes ont été posés par les uns et les autres, avant, pendant et après l’examen. Mais nous n’avons pas voulu parler de cette affaire publiquement, pour sauver et protéger la corporation. Ce qui est révoltant, c’est qu’à chaque CAPA, on déclare injustement les gens ajournés. La volonté c’est de prendre cette profession comme une propriété privée, prendre la corporation et la justice même en otage. Quand on vous dit que le barreau ne relève pas du ministère de la justice, c’est vraiment une preuve de mauvaise foi ou de mauvaise compréhension des textes’’, a dénoncé Souleymane Sidibé.
Plus loin, le porte parole du collectif des contestataires affirme qu’ils ont déjà saisi plusieurs institutions judiciaires et les autorités de la transition, pour essayer de trouver une solution à leur situation, en vain.
‘’En dehors du courrier qui a été adressé à Monsieur le bâtonnier, nous avons interpellé le premier président de la cour d’appel, le premier ministre, le président de la transition et le président du CNT’’, a-t-il laissé entendre.
Une plainte a été portée par ces contestataires devant le parquet général. Les contestataires comptent également saisir des institutions supranationales, si toutefois, leur situation n’est pas régularisée.
Hady MINTHE, pour Lerevelateur224.com.
