Comme instituée par les autorités de la transition chaque premier samedi du mois, la journée civique d’assainissement a eu lieu ce 2 septembre 2023, dans la commune de Ratoma. Le maire Alpha Oumar Sacko et ses équipes ont sillonné plusieurs points noirs, où ils se sont débarrassés des tas d’immondices. C’est notamment le cas à Lambanyi Warèya et Sonfonia Centre 2.


Le constat sur le terrain ce samedi était déplorable. Le maire et ses équipes ont du constater que des points noirs déjà assainis ont de nouveau été inondés de tas d’immondices. A Lambanyi Warèya par exemple, les fait sont palpables. Furieux, le premier responsable communal a annoncé le déploiement d’agents dans les foyers pour demander les preuves de leurs abonnements aux PME de collecte.

‘’C’est vraiment très déplorable que les efforts non seulement des autorités locales mais aussi du pouvoir central soit toujours mis dans l’eau par quelques citoyens, qui refusent d’obtempérer aux instructions données par la plus haute autorité. On a sensibilisé toutes ces années. L’année dernière, cette année encore on continue. Je crois que c’est fini. Et vous pouvez le constater, l’obligation d’abonnement a commencé. Les services ont commencé à passer dans les foyers, pour demander les preuves de l’abonnement. Au cas échéant, faire payer l’amande. Ça commencé par Wanindara 3, on vient à 2, 1 et puis on passe à Warèya ici. Concomitamment à cette disposition là, nous allons comme l’a suggéré le ministre de l’énergie, impliquer davantage les jeunes, les faire savoir que quiconque est pris en train de jeter les ordures dans la rue, doit payer une amande et que, ils seront intéressés par cette amande là, je crois que ça va davantage les motiver à mieux travailler dans ce sens là, pour aider la garde et la brigade de salubrité à dissuader les gens de jeter des ordures dans la rue, plutôt que de s’abonner’’, a annoncé le maire Alpha Oumar Sacko.
Aussi présent à cette journée d’assainissement, le ministre de l’énergie, de l’hydraulique et des hydrocarbures, Aly Seydouba Soumah a déploré l’incivisme de certains citoyens, qui, à chaque fois déversent des ordures dans la rue, en lieu et place de s’abonner à des PME de collecte.

‘’Le constat qui est là, un mois après, c’est comme si les efforts qui ont été fournis non seulement par les autorités locales, je veux parler de la Mairie, mais aussi les départements en charge d’appuyer ces élus locaux, c’est comme si ces efforts sont restés vains. Parce que tout ce qu’on a eu à dégager ici comme ordures, on est venus retrouver la même chose. Pourtant, avant de partir, on avait juste décidé que non seulement les autorités locales, je veux parler de la Mairie, mais aussi l’ANASP et la décentralisation, qu’ils se retrouvent, pour trouver une solution, pour ne pas qu’à chaque fois, qu’on revienne ici pour le même problème. Le constat qui est là, c’est comme si la sensibilisation passe un peu difficilement. On ne se limite pas à ça, parce que l’objectif, c’est de faire en sorte que les Guinéens comprennent c’est quoi l’intérêt de l’assainissement, pourquoi on le fait. Il faudrait quoi qu’on fasse, que le coin là soit propre comme les autres coins de Conakry. Connaissant l’intérêt et l’importance de la propriété à tous les niveaux, nous n’allons jamais baisser les bras. Comme c’est surtout les instructions des hautes autorités, nous ferons en sorte que, même s’il faut prendre les dispositions les plus difficiles, sanctionnant, on le fera pour qu’ici soit complètement propre’’, a indiqué M. Soumah.
Au cours de cette journée d’assainissement, le maire de la commune de Ratoma a procédé à la démolition de fausses septiques à la devanture d’une concession familiale à Lambanyi. Irrité de constater des eaux usées et autres déchets toxiques déversés sur la chaussée, Alpha Oumar Sacko a été sans pitié.

‘’Il est inadmissible de constater qu’un citoyen guinéen a creusé en pleine rue ces fausses septiques. Il utilise tout son terrain, ça ne lui suffit pas, il vient dans la rue pour creuser des fausses septiques. C’est inadmissible. J’étais obligé d’arrêter toutes les équipes pour détruire ça, remplir complètement, et mettre en garde le propriétaire. Il est déjà convoqué le lundi à la brigade de salubrité, à la commune. On lui a dit une seule goutte d’eau sur la rue, lui coûtera ce que ça va lui coûter. Mais on n’est plus prêts à accepter de tel laxisme, parce que c’est du laxisme, on voit, on laisse tomber, c’est pas normal. Il fallait qu’on agisse et on a agi’’, a-t-il averti.
Madiou BAH
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