C’est une annonce faite par le garde des sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme, ce mercredi, 23 août 2023, en marge de la cérémonie d’installation des membres de l’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués (AGRASC).
Placée sous la tutelle du ministère de la justice et celui de l’économie et des Finances, l’AGRASC a pour mission, d’assurer la gestion de tous les biens saisis ou faisant l’objet d’une mesure conservatoire au cours d’une procédure pénale.
‘’Jusqu’à une date récente, les biens qui sont saisis sont parfois abandonnés à eux-mêmes au niveau des juridictions. Les montants qui sont saisis sont parfois utilisés dans les banques primaires sans que cela ne soit fait suivant les règles de l’art, c’est-à-dire, confié à un organisme dont la loi reconnait cette mission. C’est pourquoi, le président de la transition m’a instruit en tant qu’autorité de tutelle administrative, de pouvoir rendre opérationnel l’AGRASC’’, a expliqué le ministre Charles Wright.
L’ancien procureur général près la Cour d’appel de Conakry, estime que cette agence n’est pas rendue opérationnelle pour une chasse aux sorcières. Il annonce également que les avoirs qui seront saisis par les cours et tribunaux seront désormais gérés par celle-ci.
‘’L’agence n’est pas faite pour une chasse aux sorcières, mais elle n’est pas non plus faite pour être une agence muette. Elle doit se faire selon les règles de l’art et selon les attributions. Les biens qui seront saisis par la CRIEF, la CENTIF ou les autres cours et tribunaux, seront désormais gérés par cette agence’’, a-t-il annoncé dans la foulée de son intervention.
Le directeur général de l’agence et les membres du conseil d’administration ont de leur côté rassuré, quant à leur détermination dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique.
Hady MINTHE, pour Lerevelateur224.com.