Incarnés depuis plus d’une année, pour des faits présumés de détournements de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux, le procès des anciens dignitaires du régime déchu, connaît une certaine lenteur au niveau de la Cour de la Répression des Infractions Économiques et Financière (CRIEF).
Interrogé par nos confrères de FIM FM dans l’émission ce mercredi, 16 août 2023, sur cette lenteur, Aly Touré, procureur spécial près de la CRIEF a donné quelques raisons.
‘’Quand vous parlez de lenteur, il va falloir que vous vous mettiez dans le contexte des enquêtes financières. Les enquêteurs financières, même le législateur est conscient que, ce sont des enquêtes qui vont à un pas de caméléon. C’est pourquoi, même dans le code de procédure pénale, lorsque vous lisez, les détentions provisoires par exemple, en matière de détournement de deniers publics, ça peut aller au-delà de 12 mois. C’est le législateur qui l’a consacré, eu regard à la complicité des enquêtes financières. Donc, la lenteur, même le législateur en est conscient, c’est inhérent aux enquêtes financières. Ensuite, la lenteur dont vous parlez, ce n’est pas nous, c’est aussi les avocats de ces prévenus qui soulèvent à tout bout de champ, des exceptions qui ne font que retarder la procédure. Lorsque vous êtes devant une juridiction de jugement, vous dites non, je soulève la question prioritaire de la constitutionnalité, vous dites que non, les poursuites ne sont pas légales, c’est inconstitutionnel. Quand c’est comme ça, le juge de fond transmet tous les dossiers à la cour suprême, pour qu’elle juge la constitutionnalité. Tout ça, ce sont des motifs de retard de la procédure. Or, ce sont eux qui soulèvent cette question, ce n’est pas de notre faute’’, a-t-il précisé dans l’émission ‘’Mirador’’.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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