Ils sont nombreux ces vendeurs de Mamou, qui se plaignent de leur condition de travail dans le grand marché de la commune urbaine, pendant cette saison pluvieuse. Selon eux, l’exiguïté de leurs points de vente et les déchets drainés par les eaux de ruissellement, sont les causes de cette situation. Ce dimanche, 13 août 2023, notre correspondant régional basé dans la ville carrefour est allé à leur rencontre.
Ibrahima Bah, est un vendeur de la friperie que nous avons interrogé devant son lieu de vente. Il n’a pas hésité un seul instant, d’exprimer son ras-le-bol par rapport à la situation qu’il traverse en ce moment.
‘’Chaque année, c’est la même routine. Nous avons parlé, nous sommes fatigués. Plusieurs bâtiments qui se trouvent de l’autre côté de la route ont des tuyaux. Ceux qui habitent dans ces bâtiments, les commerçants, ils produisent les ordures et les mettent dans les fossés. Maintenant, quand la pluie vient, ils ouvrent les tuyaux et les eaux de ruissellement drainent tous ces déchets vers chez nous ici. Quand on dit aux autorités, ils disent nous les sensibilisons. Mais sensibiliser quelqu’un, il n’arrive pas à abandonner ce qu’il fait, moi je pense que ça, c’est pas une sensibilisation. Franchement, aujourd’hui, nous sommes très touchés par ces situations.
Quand on vient le matin, on ne fait que nettoyer, mais après quelques heures seulement, vous allez voir que d’autres ordures encore sont là. Moi personnellement, j’en ai marre’’, a-t-il fustigé.
Aussi assis devant sa place, Mamadi Condé assure que la société chargée du ramassage des ordures ne peut nullement couvrir toute la commune urbaine de Mamou. Cela s’explique selon lui, par le fait que la population produit assez de déchets.
‘’On devrait renforcer la capacité de ramassage de l’entreprise qui s’occupe du ramassage des ordures. Parce qu’avec elle seule, c’est pas du tout facile. C’est vrai, ils font de leur mieux, mais si on augmentait encore leur volume de ramassage, je pense qu’on peut trouver solution à beaucoup de situations. Comme ça, une équipe peut passer 4 à 5 fois dans la semaine, pour ramasser les ordures dans un même lieu’’, a-t-il affirmé.
Et de renchérir : ‘’Les vendeurs de la friperie, nous traversons un moment très difficile et compliqué. On est tellement nombreux ici, mais l’espace que nous occupons n’est pas trop grand. Les clients même ont du mal à s’arrêter pour faire leurs achats. Et pire encore, pendant cette saison pluvieuse, toutes les sortes de déchets viennent s’accumuler sous nos étalages, surtout les sachets plastiques. C’est pourquoi, aujourd’hui, beaucoup sont fâchés puisque cela nous empêche d’exercer tranquillement notre activité’’, a-t-il déploré.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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