L’actualité politique de la Guinée reste dominée ces derniers temps par le récent décret du président de la transition, donnant ainsi le pouvoir aux Gouverneurs de nommer les chefs de quartiers et de districts.
Cette décision du régime militaire est dénoncée par le président du Parti Citoyen pour la Défense des Intérêts Collectifs (PCDIC). Cet acteur politique soutient tout même, que la gestion des quartiers soit dissociée de la politique. Mieux, Hamidou Barry souhaite que de bonnes personnes soient nommées pour répondre selon lui, aux aspirations des citoyens.
« Nous étions avec une Loi en désuétude, sous le régime déchu et c’est connu de tous. Après les élections communales, le RPG et l’UFDG ont signé cette clause ou le parti dominant désigne le président du conseil de quartier.
Certes que je ne suis pas d’accord avec le CNRD dans l’angle d’approche, mais il faut quand-même qu’on dissocie la gestion des quartiers à la politique, que nos quartiers ne soient pas gérés à l’image d’un parti politique qui est un frein notoire au développement des quartiers.
Pour preuve, toutes les communes favorables à l’opposition à l’époque n’ont pas bénéficié d’un budget de fonctionnement. Pour juste éviter que ces communes présentent un bilan positif, qui est selon la mouvance mal perçu.
Je ne suis pas contre qu’un chef de quartier soit choisi par ses paires, mais il faut quand-même faire le bon choix, que cela ne soit pas entre copains, mais des personnes qui peuvent mieux répondre aux aspirations de leurs quartiers.
La question qui se pose désormais, c’est par quel moyen un gouverneur peut parvenir à fair cela? Donc, que les autorités revoient cette façon, puisque c’est pas tous les acteurs qui sont pour le prorota dans les quartiers, en tout cas, nous à notre niveau, nous ne soutenons pas cela », a-t-il expliqué.
Se prononçant sur la menace de la CEDEAO contre la junte Nigerienne, le président de l’alliance National pour le Changemnt (ANC) laisse entendre que l’institution sous-régionale joue au deux poids deux mesures, avant d’appeler l’institution à utiliser la voie pacifique.
« Nous sommes pour un retour à l’ordre constitutionnel au Niger, mais pas avec l’utilisation des armes, pour déstabiliser un pays aussi pauvre que ça. Donc, que la CEDEAO utilise la voix diplomatique,
Puisque vous allez comprendre lorsque la méthode violente est utilisée en lieu et place de celle pacifique, c’est le peuple qui paie le lourd tribu et non les tenants du pouvoir et leurs familles.
Nous avons toujours dénoncé la façon de faire de cette institution dans la sous-région. Elle garantit tous les pouvoirs civils qui viennent aussi par un coup d’Etat constitutionnel contrairement aux militaires. Cependant, il n’y a aucune différence entre les deux, c’est-à-dire, celui qui est venu par les armes et celui qui viole les textes pour s’éterniser au pouvoir.
Donc, c’est quelque chose à revoir par la CEDEAO. À mon humble avis, elle doit lutter contre les causes, que de s’attaquer aux conséquences. Ce qui est le médecin après la mort », a-t-il laissé entendre.
Mohamed Aliou, pour Lerevelateur224.com.