Dans le cadre du renforcement des capacités des enseignants guinéens, le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, à travers le Service national de la formation continue du personnel enseignant et de l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG), a lancé ce mercredi, 09 août 2023, la formation de 250 formateurs régionaux du secondaire en didactique générale, en didactique disciplinaire et en technique d’animation de session de formation, à l’ENI de Mamou.
Venus de nombreuses préfectures de la Guinée, ces enseignants formateurs ont exprimé leur ras-le-bol contre ce qu’il qualifie de gestion opaque de leurs responsables. Faya Vincent Tolno est un professeur d’anglais, qui a été retenu pour la formation des formateurs régionaux à Mamou. Il revient sur cette mésentente.
‘’Les difficultés qui sont là, le seul point ici c’est le refus de nos responsables de payer les per diem. Le 1er août, l’envoyé du département, dans sa communication, avait bel et bien fait mention de la prise en charge par des per diem. Mais hier mardi, on a appris par beaucoup de rumeurs, que ces per diem ne seraient plus payés. Donc, c’est pourquoi, ce matin, nous nous sommes retrouvés ici, nous l’attendons jusqu’à son arrivée, qu’il puisse effectivement nous confirmer cela en nous disant clairement que les per diem ne seront jamais pris en compte. Donc c’est ce point qui a tout dérangé.
Ensuite, le deuxième point, nous voyons qu’il y a quelque chose de confus dans la gestion financière. Je vais noter le volet transport par exemple. Ils nous avaient dit qu’ils allaient payer nos transports en tenant compte des régions. Ce qui n’est pas encore fait. Même le transport interurbain ce n’est assuré que pour ceux qui relèvent de Mamou ici. Mais nous autres, ils ne nous ont pas donnés. Or, la logique voudrait que ceux qui ont quitté plus loin pour venir à Mamou ici, reçoivent le même montant que ceux qui sont là. Voilà ce qui nous pousse à penser qu’il y a une gestion opaque au côté financier, concernant cet atelier de formation’’, a-t-il déclaré, avant de lancer un appel aux autorités éducatives.
‘’Nous ne demandons pas une montagne. Nous demandons à nos chefs, d’accepter nos requêtes. Et ce n’est pas autre chose que de payer nos per diem. Mieux que ça, de nous donner une communication claire sur ces per diem pour savoir par jour chacun doit avoir combien. C’est tout ce qu’on demande. Dans aucun pays au monde, on ne peut regrouper les cadres pour leur former et dire qu’il n’y a pas de per diem. Ça n’existe pas. Donc, de faire tout possible de régler cette situation, sinon, nous aussi, on ne va pas céder’’, a-t-il averti.
Il faut noter que cet atelier de formation qui a débuté le 1er août dernier, prendra fin le 15 août prochain.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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