Après les indépendances, les États africains ont instauré la démocratie, hérité du système colonial comme système de gouvernance. 64 ans après, force est de constater que les africains ont dû mal à connaître une vraie démocratie. Ce facteur est dû aux yeux de certains, à la mauvaise gestion et la multiplication des coups d’État.
Pour changer la donne, Dr. Sékou Koureissy Condé propose une alternative aux dirigeants africains. Le président du parti ARENA qui s’exprimait chez nos confrères de FIM FM ce lundi, 07 août 2023, pense que la démocratie est en danger en Afrique, parce qu’elle n’est pas adaptée à nos sociétés.
‘’Aujourd’hui, est-ce que les démocraties sont en danger en Afrique ? Oui! Les modèles de démocratie hérités du système colonial notamment la magistrature, le système judiciaire. C’est le droit positif occidental ce n’est pas très africain. Ce sont les deux institutions, l’armée et la justice. Je demande depuis 20 ans, un changement de système en Afrique. La démocratie est déjà en danger en Afrique, parce que c’est un système qui n’est pas adapté a nos réalités, à nos sociétés et à nos valeurs. Il faut la changer parce qu’en 64 ans d’indépendance, le nombre des Coups d’État, la multiplication, le sort des hauts cadres prouvent que le système ne marche pas’’, a-t-il déclaré dans ‘’Mirador’’.
Pour mettre un terme aux Coups d’État en Afrique, le Président du parti ARENA trouve qu’il faut associer l’armée aux instances de prise de décision. Mais aussi, changer le système présidentiel qui aurait montré ses limites pour instaurer le régime parlementaire intégré.
‘’Il faut aller au système parlementaire intégré, il faut que le régime présidentiel change, c’est-à-dire, tout ce dont on parle, c’est le fauteuil présidentiel. C’est-à-dire que chacun, la société civile, les politiques et les militaires, tout tourne autour d’une place ou d’une personne. Il faut désacraliser ça, il faut désamorcer ça, il faut faire en sorte que le président soit un arbitre et non un héros. Deuxièmement, il faut recomposer la société en tenant compte de l’option militaire, de la famille militaire, de la donnée militaire. Nous allons gouverner avec eux, nous devons les intégrer, nous ne pouvons pas les mettre à l’écart. Je veux qu’institutionnellement, l’armée soit une composante des décisions. Ce qu’ils ne disent pas, nous on décide sans eux, on les entretiens, ils sont formés dans les meilleures écoles, ils sont équipés, ils sont budgétisés, ils ne sont pas au front qu’est-ce qu’ils font ? Moi, je pense que les réflexions doivent nous amener à ne pas exclure les armées nationales des institutions nationales. On va y réfléchir, mais il faut quitter le système présidentiel vers le système parlementaire, parce que le système présidentiel a échoué’’, a proposé Dr. Sékou Koureissy Condé.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
