Les leaders des coalitions politiques ayant pris au dernier cadre de dialogue inter-guinéen, se sont réunis ce Samedi, 05 août 2023, dans un réceptif hôtelier de la place. Objectif, discuter de la création d’une nouvelle structure hétéroclite pouvant regrouper des politiques, des acteurs de la société civile et même des syndicats.
Au sortir de cette rencontre, le leader du PEDN, Lansana Kouyaté s’est prononcé sur la situation au Niger où, une intervention militaire a été annoncée par la CEDEAO contre la junte au pouvoir depuis le 26 Juillet dernier.
‘’En tant qu’ancien de la Cedeao et en tant qu’ancien des organisations de maintien de la paix, je dois vous dire que ce n’est pas du tout facile. Premièrement, quitter le Pouvoir sans le quitter, ça peut créer des problèmes plus graves qu’on le croit. La garde présidentielle qui a fait ce coup d’Etat était celle du précédent président (Mahamadou Issoufou, ndlr). Le Président Bazoum est du même parti que le président Issoufou, c’est une continuation. Le partant a pris des gardes fous (…). Maintenant, il y a eu des anicroches entre la garde présidentielle et le Président Bazoum. A plusieurs reprises, il voulait s’en débarrasser, ça n’a pas marché, parce qu’il y avait une sorte d’épée de Damoclès. Ce qui allait sans dire à qui tirerait le premier. Voilà comment le Président a été renversé. Pourquoi diantre, l’armée a rejoint très rapidement le coup d’Etat ? Analysons cela. Lorsqu’on le fait, on verra les profondeurs de cette crise’’, a-t-il analysé.
Parlant de l’institution Ouest-africaine, Lansana Kouyaté précise que face au putsch opéré au Niger, la CEDEAO est vite allée en besogne dans ces menaces.
‘’Quant à la CEDEAO, soyez sûrs que les méthodes étaient rodées là-bas. Il ne fallait pas employer l’usage de la force dès le départ. La première organisation qui s’occupe de la paix et de la stabilité du monde, c’est les Nations-Unies à travers le Conseil de Sécurité qui opère d’abord sous le chapitre 6 relatif à la diplomatie (envoi des émissaires, avertissements…). Quand cela ne marche pas, on monte d’un cran en mettant le pays sous embargo. Si cela ne marche pas, en dernier ressort, on fait appel au chapitre 7, c’est-à-dire la limite. C’est en ce moment qu’on utilise la force. Mais là, la CEDEAO a dit dès au départ que l’usage de la force n’est pas exclu. A la CEDEAO, ça ne se faisait pas comme ça. Le mot force ne venait que quand la commission des états-majors des armées qui contribue en troupes s’implique’’, a-t-il souligné.
Zézé Enèma Guilavogui, pour Lerevelateur224.com.
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