Comme annoncé dans notre précédente dépêche sur cette actualité, nous avons mené des investigations approfondies sur la controverse qui entoure actuellement la course à la couronne dans le Nabaya et qui continue de susciter une vague de réactions et polariser les débats sur les réseaux sociaux.
Selon nos sources, toute cette affaire a débuté dans la soirée du samedi dernier, lors de la cérémonie de présélection du concours Miss Guinée pour la région de la Haute Guinée, qui se déroulait dans la salle des spectacles de la Maison des Jeunes de Kankan.
D’après l’une de nos sources, qui était présente dans la salle en tant que l’une des 12 candidates présélectionnées et qui a préféré rester anonyme, voici ce qui s’est passé : ‘’Après les défilés et tout, le jury était sur le point de délibérer en faveur de la candidate numéro 11 Bontouraby Cis Camara. Cette dernière avait même déjà apprêté sa tête pour recevoir la couronne. Et tout d’un coup, on a vu les membres du jury, les organisateurs et les autorités locales présentes dans la salle, notamment le préfet, se concerter. Après cette concertation, la couronne a été remise à la candidate Aicha Cissé. Cette scène a même suscité des tollés dans la salle, des gens ont commencé à crier au scandale et à la magouille’’, confie-t-elle.
Quant à Fanta Condé, la première dauphine disqualifiée mardi soir, parce qu’elle n’avait tout simplement pas la taille requise, elle affiche un mécontentement qui ne dit point son nom.
‘’On a vu beaucoup de choses depuis l’entame de cette compétition. Mais je ne vais pas rentrer dans tous ces détails. Dès qu’ils sont venus, la première des choses d’abord, ils ont dicté les critères pour participer à cette compétition et parmi ces critères, il y avait la taille qui était de 1m 70. En plus, ils ont dit qu’il ne faut pas avoir de tatouage sur son corps. Mais quand nous prenons la taille de la miss Forêt, elle a 1m 65, d’après cette interview. A Kankan ici, après avoir défilé et gagné, on vient me dire que je n’ai pas mérité, car j’ai 1m 60. Et pourtant, on a défilé devant le tout monde et on n’a pas été disqualifiées. C’est aujourd’hui que la commission s’est rendue compte que je n’avais pas la taille. Parlons aussi de la miss qui a été découronnée pour un tatouage, le tatouage là même était invisible sur son corps. Donc, on a vraiment besoin de l’aide de l’opinion nationale et internationale, pour être rétablies dans nos droits, car on a défilé devant le public de Kankan et c’est la commission d’organisation qui nous a même proclamées comme gagnantes dans cette compétition’’, a-t-elle déclaré, visiblement en colère.
Réagissant à cette affaire, Aicha Cissé, la miss déchue, qui aurait fait le déplacement depuis le Maroc, uniquement pour cette couronne, ne se considère pas vaincue.
‘’D’abord, je tiens à dire que nous ne sommes pas d’accord. On a vu le communiqué sur les réseaux sociaux. Le comité ne nous a pas fait part de cette décision. Donc, nous ne sommes pas d’accord pour cela. Nous attendons des explications claires. Sinon, jusqu’à preuve du contraire, nous détenons la couronne et les titres, la première dauphine (Fanta Condé) et moi. Ils nous ont élues devant toute la population de Kankan et les autorités. Et c’est au lendemain de l’événement qu’on nous a appris qu’on n’était pas éligibles. Jusque-là, moi je détiens la banderole de miss et la première dauphine aussi. Donc, nous ne comprenons pas leur communiqué. Pour l’instant, nous communiquons, mais s’il faut, nous allons saisir la justice. Mais pour l’instant, on reste derrière les autorités’’, a-t-elle confié.
Dans cette polémique, Bountouraby Cis Camara, la nouvelle Miss, qui était la deuxième dauphine de la compétition, a déclaré ceci : ‘’Moi je pense que beaucoup de choses se sont passées lors de la compétition. Mais à vrai dire, c’était vraiment très marrant qu’en dépit des principes du concours, celle qui a été Miss, était dépigmentée et tatouée. Mais malgré ça, elle a défilé et gagné. Et la première dauphine aussi, elle n’avait pas la taille qu’il fallait. Mais après tout, je pense que les organisateurs ont compris que leurs choix n’étaient pas les bonnes et c’est ainsi qu’après toute vérification, j’ai été élue et retenue comme Miss de la Haute Guinée’’, a-t-elle indiqué.
De son côté, Bintou Dramé, coordinatrice régionale de l’organisation du concours en Haute Guinée, a déploré lors d’un appel téléphonique, la façon dont l’événement s’est passé.
‘’Je peux même dire que l’équipe qui est venue de Conakry, n’était pas une bonne équipe. Car, dans les critères c’était mentionné de ne pas se dépigmenter, de ne pas avoir des tatouages sur le corps. Mais celle qui a été élue comme Miss de Kankan, s’est d’abord inscrite en ligne, car elle était au Maroc. Elle rentre à Kankan, au même moment que l’équipe, une première violation des lois et pendant la répétition, on a tous vu des tatouages sur son corps et elle était encore dépigmentée. J’ai tout fait pour qu’on l’enlève de la compétition, mais ceux qui sont venus de Conakry n’ont pas voulu. C’est en ce moment que j’ai dit à la commission qu’elle n’était pas de bonne foi. Depuis lors, jusqu’à la fin de la compétition, on m’a mis à côté. Mon équipe et moi, nous avons été mis à l’écart et ils ont élu la même Miss. Le lendemain, j’ai voyagé pour Kissidougou, mais depuis lors, jusqu’à maintenant, aucun membre de la commission ne m’a appelé pour me faire le compte rendu. En plus, pour tout couronner, j’ai été supprimée dans le groupe du COOMISGUI, par ce qu’ils ne veulent pas que je dénonce les amalgames qui se passait à Kankan. Même la somme qui a été débloquée pour l’organisation, nous n’avons rien reçu. Et celle qui vient d’être nouvellement élue comme étant la Miss, moi je ne la reconnait pas, car l’autre Miss, malgré tous ses défauts, elle a été proclamée devant tout le monde comme la Miss de la Haute Guinée. Donc, c’est elle que je reconnais’’, a-t-elle révélé.
Lassine Koné, responsable du comité d’organisation de la présélection, a également été contacté par téléphone pour répondre aux accusations.
‘’C’est sur la base des critères que nous sommes partis. Au niveau des conditions de la participation, c’est écrit noir sur blanc 1m 70 qui vont permette à la future Miss Guinée de participer aux compétitions internationales. Après la compétition, je ne sais pas, je ne suis pas dans le secret des jurys, pour savoir sur quelle base, ils ont donné suite à la candidature de ces candidates mises en cause et pourquoi ils les ont proclamées. Mais nous avons reçu des réserves. On a fait venir deux dermatologues et un centimètre pour vérifier. Et quant nous prenons la première dauphine, après vérification, elle n’a même pas 1m 60, elle à 1m 59. Et pour la vraie Miss, elle était dépigmentée. Après tout, on a constaté que les critères n’étaient pas respectés et celles qui répondaient aux critères ont été proclamées officiellement par la commission comme Miss et dauphines’’, a-t-il assuré.
En ce qui concerne les allégations selon lesquelles, la gagnante élue à N’Nzérékoré ne répondrait pas aux critères requis pour la taille, il souligne : ‘’Vous pouvez allez sur sa page, elle a même apporté des preuves palpables à ce propos’’.
Il convient de noter que toutes nos tentatives pour entrer en contact avec le comité des membres du jury de cette compétition à Kankan, sont restées infructueuses jusqu’à présent.
Depuis Kankan, Gnama Kaba, pour Lerevelateur224.com.
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