Le vendredi dernier, les acteurs politiques, membres des forces vives, placés sous contrôle judiciaire, ont constaté que la mesure judiciaire prise contre eux, n’a nullement été rapportée. Un constat fait au tribunal de première instance de Dixinn. Pourtant, c’est l’un des préalables posés par les membres de cette entité hétéroclite. Ce lundi, 15 mai 2023, Cellou Baldé, de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), est monté au créneau pour mettre les points sur les i.
Contrairement aux annonces faites par le Gouvernement et les religieux, le contrôle judiciaire qui plane sur la tête des membres des forces vives, n’a toujours pas été levé.
‘’Le vendredi passé, nous sommes allés pour vérifier l’effectivité de la levée de ce contrôle judiciaire. Donc, nous avons constaté que ce contrôle n’a pas été encore levé et nous avons posé la question au doyen du juge du cabinet d’instruction, il disait n’avoir pas encore reçu de consigne dans ce sens et de requête de la part des avocats. A la sortie, nous avons saisi immédiatement nos avocats pour introduire une enquête dans ce sens (…) L’engagement qui a été signé n’a pas été respecté’’, a déclaré ce membre du conseil politique de l’UFDG et par ailleurs coordinateur des fédérations du parti de l’intérieur.
Ils sont au total neuf (9) leaders membres de l’ANAD et de l’UFDG à être placés sous contrôle judiciaire depuis sept mois. Les leader du FNDC qui étaient jusque-là en prison ont été eux libérés sans aucune procédure judiciaire au préalable. Une situation que dénonce l’ancien député de la neuvième législature.
‘’Quand on kidnappait les Foniké Menguè et Cie, quand on mettait les gens sous contrôle judiciaire, aucune forme n’a été mise en effet dans ce sens. C’est pourquoi, lors des pourparlers et des négociations, nous avons demandé que ces contrôles soient levés vivement et simplement. Maintenant que le Gouvernement estime que tout le tollé qu’il y a eu autour de cette libération, il va falloir mettre la forme. Mais je me dis que le doyen des juges d’instruction lui seul peut décider d’arrêter cette information judiciaire, parce que le dossier est totalement vide, il n’y a absolument rien dedans’’ a-t-il déploré chez nos confrères de FIM FM, dans l’émission ‘’Mirador’’.
Mamadi III KONATÉ, pour Lerevelateur224.com.
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