Incarcérés depuis neuf (9) mois maintenant sans jugement, le procès de Foniké Menguè, Ibrahima Diallo et Cie, peine à s’ouvrir, malgré de nombreux appels allant dans ce sens. Les activistes de la société civile, par ailleurs responsables du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), ne sont toujours pas libérés.
S’exprimant ce lundi 1er mai 2023, sur cette détention prolongée des leaders du FNDC chez nos confrères de FIM FM dans l’émission «Mirador», Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du mouvement citoyen a dit à qui veut l’entendre, que ces camarades ne sont autres que des prisonniers personnels du président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya.
‘’Je parle avec un cœur très meurtri, parce que depuis le 1er août 2022, je passe des moments les plus difficiles de ma vie, pour ceux qui me fréquentent et qui parlent entièrement avec moi. Connaissant mes rapports avec Foniké Menguè, Ibrahima Diallo et Billo Bah, pour ceux qui me connaissent, je passe des moments les plus difficiles de ma vie. Parce que ces jeunes gens ont tout abandonné, tout arrêté pour qu’on se mette ensemble, malgré nos diversités d’ordre ethnique et régionaliste. On s’est mis au-dessus de toutes ces considérations d’ordre irrationnel, pour penser à la Guinée et apporter notre modeste contribution. On était tous dans des organisations qui avaient des financements de gauche à droit avec des partenaires, mais nous avons arrêté toutes ces opportunités, pour être les sacrifices de la République, afin de permettre à cette Guinée d’être sur les rails. Fort malheureusement, au nom de notre opinion, au nom de nos convictions et le seul pêché que ces camarades ont commis, c’est de s’engager, dire à la junte qu’il faut un cadre de dialogue. (…). Nous sommes très abattus des conditions qu’ils traversent (…). Ce qui est inexplicable et regrettable, c’est le fait que Foniké Manguè, Ibrahima Diallo et Billo Bah sont détenus sans aucune raison. C’est comme si c’était des otages du prince’’, a-t-il fustigé.
Poursuivant, ce responsable du FNDC a prévenu que si Colonel Doumbouya continue sur ce chemin interdit, les forces vives n’hésiteront pas à demander son départ.
‘’Doumbouya joue à un très grand piège. S’entêter sur un chemin interdit, les Forces Vives n’hésiteront plus à ne plus reconnaitre les autorités de la transition et on exigera leur départ du pouvoir. S’ils s’entêtent sur ce chemin, qu’ils comprennent que nous sommes résolument engagés. Nous avons compris qu’on est arrivés à un niveau où on a tout perdu et on n’a absolument rien à perdre. Pensant qu’il n’y a pas des intelligents au sein des Forces Vives pour comprendre à dessein et analyser à dessein tout ce qui se trame, c’est très mal connaitre notre détermination. S’ils s’entêtent sur ce chemin, ils verront la réponse cinglante des Forces Vives. Pour l’instant, ce qui nous préoccupe, ce sont les conditions idoines d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Nous avons tiré toutes les conséquences. Les camarades Foniké Manguè, Ibrahima Diallo et Billo Bah sont des otages personnels du colonel Mamadi Doumbouya. Ils sont en prison pour des accusations farfelues, sans fondement, sans procès et aucune juridiction n’a le courage de dire le droit dans cette affaire’’, a déclaré Sékou Koundouno.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com
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