Un témoin clé a comparu ce mercredi 19 avril 2023, par devant la chambre de jugement de la cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), dans l’affaire qui oppose l’État guinéen à l’ancien ministre Oyé Guilavogui, dans le cadre d’une affaire portant sur une somme de 50 millions de dollars dans le dossier sur la relance de Sotelgui.
Il s’agit de Mohamed Lamine Diallo, conseiller juridique au ministère des télécommunications jusqu’en 2014, qui, a affirmé à la barre, n’avoir pas eu la même position que l’ancien ministre dans le cadre de la relance de la Sotelgui.
‘’Pour certains, il fallait que la Sotelgui soit gérée désormais comme une entreprise privée par des gérants privés et pour d’autres, on peut restructurer et continuer avec la gouvernance qu’on a connue(….). Au lieu de faire une gouvernance structo-sensus, ce qui était la position défendue par le ministre, j’étais de ceux qui pensaient qu’il fallait mettre en place un mode de gouvernance qui fait appel aux deux (…)’’, a-t-il déclaré devant la cour.
En ce qui concerne l’extension et la modernisation pour passer de la deuxième génération à la troisième génération, l’ancien conseiller juridique du ministère des télécommunications au moment des faits, affirme qu’il a été admis de procéder à un emprunt pour l’acquisition des équipements.
‘’J’ai entendu dire que le prêt de 50 millions avait été obtenu et que c’est la société Huawei qui a été retenu pour la relance de Sotelgui, mais de ce côté-là, je n’en sais pas grand-chose, puisque moi je ne me suis limité qu’aux travaux de réflexion’’, a-t-il laissé entendre, répondant ainsi à une question du parquet de la CRIEF.
Hady MINTHE, pour Lerevelateur224.com