Depuis mardi dernier, le tribunal de première instance de Kissidougou a entamé une audience criminelle. Une audience au cours de laquelle, treize (13) accusés, tous placés sous mandat de dépôt, seront situés sur leur sort, rapporte notre correspondant régional.
Les infractions inscrites au rôle de cette audience sont entre autres : « assassinat, viol et séquestration, meurtre, association de malfaiteurs, tentative de meurtre ou tentative de viol. »
À l’issue de deux jours de débats entre juge, ministère public, défense et partie civile, les premières sentences sont tombées ce mercredi 29 mars, dans deux affaires de viol.
La première décision rendue par le tribunal, concerne Maurice Mara qui a reconnu au cours des débats, avoir violé, séquestré et gardé dans la commune rurale de Yèndè, la victime Finda Millimouno, qui n’était âgée que de 12 ans à l’époque des faits le 27 avril 2022.
Le tribunal, à l’issue de la réquisition faite par le ministère public et la plaidoirie de l’avocat de la défense, a condamné l’accusé Maurice à 10 ans de prison ferme dont 6 années assorties de période de sûreté.
La deuxième sentence de la journée visait Fakaba Condé, détenu depuis le 12 novembre 2018, pour avoir tenté de violer demoiselle Aïcha Diawara, dans la forêt classée de Madina, alors que la victime tentait de traverser ladite forêt, pour aller revendre ses marchandises de l’autre côté de la ville.
Cependant, au bout des débats tendus dans cette affaire entre l’avocat de la défense et le procureur, le fait de viol a été requalifié en vol aggravé et finalement le tribunal a condamné l’accusé Fakaba Condé à 5 ans de détention dont 4 ans 4 mois de prison ferme et 8 mois assortis de sursis. Donc, l’accusé étant condamné au temps mis, devrait dans les conditions normales, recouvrer sa liberté.
Face à la recrudescence des cas de viols sur mineures dans sa juridiction, le Procureur de la République près du Tribunal de Première Instance de Kissidougou, s’est confié à notre correspondant régional. Komah Aly Badara estime que ce sont souvent les mineures qui sont victimes des cas de viols.
‘’D’abord, en ce qui concerne le viol, le constat révèle que c’est les cas de viols sur mineures qui sont très récurrents. Les bourreaux visent souvent les mineures, car ces dernières sont faciles à être trompées. C’est pourquoi, j’interpelle le sens de responsabilité des parents, à protéger leurs filles, en veillant strictement à leurs différents mouvements, ils doivent encadrer les filles de sorte qu’elles ne soient pas exposées aux conditions d’éventuels viols. Certes la loi peut servir pour punir, mais en amont, les parents et l’ensemble de la société doivent chercher à protéger cette couche très vulnérable du fait de leurs âges’’, a interpellé Komah Aly Badara.

À noter que l’audience suit son cours normal, mais dans des conditions d’accueil très difficiles pour les représentants de la partie civile et le reste des populations qui sont confrontées à des difficultés liées à l’obtention des places assises, compte tenu de l’exiguïté de la salle.
Nous y reviendrons
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino Sylla, pour Lerevelateur224.com
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