Alors que les forces vives de Guinée annoncent une manifestation dans le Grand Conakry le 09 mars prochain, plusieurs faîtières de la société civile et des organisations syndicales, haussent le ton. Dans une déclaration parvenue à notre rédaction dans la soirée du mercredi, ces entités sociales se disent préoccupées par les prises de positions radicales qui caractérisent les récents développements de la situation sociopolitique de notre pays.
Après avoir rappelé des actions posées au cours de cette transition, leurs interpellations sur la tenue d’un dialogue inclusif, mais aussi, les bilans macabres des dernières crises qui ont endeuillé la Guinée, ces faîtières de la société civile et organisations syndicales interpellent sur la conduite de la présente transition. Une transition qui requiert à leurs yeux, les analyses, la vigilance et l’engagement de toutes les institutions et les forces sociopolitiques, ainsi que l’ensemble des citoyens de notre pays.
‘’Au regard de ce qui précède, nous, Faitières de la Société Civile Guinéenne, Coalition de Femmes, de Jeunes et Organisations Syndicales en déduisons :
Après l’échec des deux dernières transitions, il est normal que la conduite de la présente transition requiert les analyses, la vigilance et l’engagement de toutes les institutions et les forces sociopolitiques ainsi que l’ensemble des citoyens de notre pays. Cependant, cet exercice doit mettre tous les acteurs face à leur rôle et responsabilité de sauvegarder la quiétude sociale et de s’inscrire dans le processus de dialogue, sans les préjugés et cela quelles que soient les circonstances et les préoccupations personnelles’’, ont-elles interpellé.
Ces faîtières de la société civile et des organisations syndicales relèvent que toutes les démarches et les conditions idoines, de participation de tous les acteurs sociopolitiques sans exception, ont été réunies pour la conduite d’une transition inclusive, avec en toile de fond le retour à l’ordre constitutionnel.
‘’Cependant, nous regrettons que le vocable, le discours politique et la façon de revendiquer n’ont toujours pas changé, malgré les pertes en vies humaines et de dégâts matériels innombrables, et nous sommes navrés que la plupart des victimes de ces marches politiques soient malheureusement des enfants. A ce propos, nous en appelons aux organisations de promotion et de défense des droits des enfants‘’, lit-on dans cette déclaration caustique.
Madiou BAH
