En conseil ordinaire des ministres, tenu le jeudi 23 février 2023, le président de la transition a donné des instructions au Premier ministre et au ministre du commerce, afin de stabiliser les prix des denrées de première nécessité en cette période de pénitence pour les chrétiens et le Ramadan pour les musulmans, qui va débuter dans quelques semaines.
En réaction à cette annonce, le président de l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée, dit prendre cette annonce avec des pincettes. Selon lui, ce n’est pas la première fois que ces genres d’annonces sont faites. Pour M’Bany Sidibé, le Président de la transition devait d’abord mettre des préalables, afin de favoriser l’application de cette décision sur le marché.
‘’C’est une déclaration que nous prenons avec prudence, parce que dans la mesure où le Président devait faire des préalables. Les préalables aujourd’hui, c’est de réformer le Ministère du Commerce et d’aller vers l’application stricte de la loi portant réglementation générale de la liberté des prix‘’, a lancé M’Bany Sidibé.
Poursuivant, le président de l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée, a rappelé que le gouvernement guinéen a récemment renoncé à une partie importante des recettes douanières, à hauteur de 600 milliards de francs guinéens, pour le plafonnement de certaines denrées de premières nécessités tels que le riz, le sucre, l’huile etc.
‘’Mais très malheureusement, aujourd’hui, quand vous partez dans les marchés, cela n’est pas respecté, parce que le Ministère du Commerce ne joue pas tout son rôle. Et nous avons vu que le Président a donné instruction au Premier Ministre et au ministre du commerce, de tout mettre en œuvre pour aller vers la stabilisation des prix. Je pense que cette stabilisation doit aller de façon structurelle et non de façon conjoncturelle. C’est-à-dire, venir dire lorsqu’il y a une période pour prendre des décisions. Nous, nous pensons aujourd’hui qu’il faut une réforme globale des prix et aller vers l’application des lois et impliquer tous les importateurs et industriels, les expliquer comment se fait la fixation des prix dans notre pays, les mettre devant la loi, afin de contrôler les prix sur le marché’’, a-t-il conseillé.
Dans la même lancée, le président de l’UDCG exhorte le gouvernement au cas où le respect des prix est appliqué, d’éviter les prix discriminatoires. En français facile, que les prix fixés à Conakry, soient les mêmes partout dans le pays.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
