Le 09 juin dernier, la ville de Dinguiraye a été le théâtre d’une violente manifestation qui a abouti aux actes de vandalisme, de pillage et d’incendie des locaux de la gendarmerie et de la police par des jeunes en colère. Ces événements ont eu lieu suite à la mort par accident d’un jeune du nom de Ousmane Bérété, au barrage de Téménédougou. Un accident qui aurait été provoqué par un gendarme.
Au total, dix neuf (19) personnes avaient été interpellées.
Ce vendredi, 30 décembre 2022, quatorze (14) prévenus dont une femme sur les dix neuf (19) ont comparu devant le juge de paix, monsieur Thierno Oumar Barry qui avait à ses côtés le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Faranah, Maître Mohamed Aly Condé.
Au terme des débats, à la faveur d’une ordonnance de renvoi partielle, le président du tribunal a rendu son verdict.
Six (6) personnes ont été recconues coupables des faits parmi lesquelles, cinq (5) ont été condamnées à trois (3) ans de prison dont deux (2) ans assortis de sursis et au paiement de trois (3) millions d’amende chacun. La sixième a été libérée pour cause de démence.
Trois (3) autres personnes sont déclarées coupables des faits de participation à un attroupement illégal. Pour la répression, le tribunal les a condamnées à six mois de prison assortis de sursis et au paiement d’un million d’amende chacun.
Cinq (5) autres ont été relaxées partiellement, en attendant la fin des enquêtes.
Quant aux cinq (5) autres prévenus absents au procès et qui ont pris la poudre d’escampette, ils ont été reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés et condamnés à six (6) mois de prison ferme et au paiement d’un million d’amende chacun. Un mandat d’arrêt a été décerné contre eux à l’audience.
Pour Maître Mohamed Aly Condé, c’est un acte salutaire. Les citoyens doivent savoir qu’on ne doit pas se rendre justice.
“Il appartient seulement à l’Etat à travers l’institution judiciaire de rendre justice.
Ce qui s’est passé à Dinguiraye est très grave. Les édifices publics sont sacrés. C’est un devoir pour chaque citoyen de les protéger. Je demande à la population de les respecter et protéger. Les biens de l’Etat sont là pour servir tout le monde. Nous devons donc encourager l’Etat en protégeant ses édifices”.
Dinguiraye, Ibrahima Braddock Diakité pour lerevelateur224.com

