Licenciés pour motif économique, les 246 travailleurs de la société minière de Dinguiraye veulent désormais être rétablis dans leurs droits.
Pour la petite histoire, c’était lors d’un passage de l’ancien secrétaire général de l’USTG, Union Syndicale des Travailleurs de Guinée à Léro, que feu docteur Ibrahima Fofana, a sollicité auprès de la direction générale de la SMD, la réduction du nombre d’expatriés afin de diminuer les dépenses de la société.
Quelques années plus tard, au lieu que ces expatriés quittent la société, ce sont des centaines de Guinéens qui se retrouveront à la porte.
“Ces expatriés devaient être remplacés par nous, raison pour laquelle nous avons suivi des formations. Mais malheureusement, à notre grande surprise, c’est nous qui avons été licenciés. Sinon, je ne comprends pas, comment quelqu’un qui a un contrat permanent, il n’a rien fait du mal, puisse être licencié sans raison valable?”, s’interroge Seydouba Keïta.
Visiblement très déçu et désemparé, notre interlocuteur dit avoir mené sans succès, des démarches auprès des autorités afin qu’ils soient rétablis dans leurs droits.
“Suite à notre licenciement, nous sommes allés à plusieurs reprises à l’inspection générale du travail sans obtenir gain de cause. Nous avons introduit des requêtes à la justice sans réponse. Aujourd’hui, nous ne comptons que sur le président Doumbouya. Car, nous avons beaucoup parmi nous qui sont déjà décédés à cause de la souffrance, et d’autres gravement malades. Les syndicats qui étaient censés nous défendre, sont parmi ceux là qui ont comploté contre nous. Alors, nous demandons au Président de la République de nous venir en aide”, conclut Seydouba Keïta.
A. Cissé

