Le Directeur de l’Information et de la Communication de la présidence de la République de Guinée était l’un des invités de l’assemblée hebdomadaire de Fouti-Lafidi, de ce dimanche 27 novembre 2022. A la tête de la direction depuis le 14 décembre 2021, Moussa Moise Sylla, qui avant d’occuper cette fonction était reconnu de quelqu’un d’acerbe, qui ne mâchait pas les mots pour dénoncer avec véhémence le régime défunt mais, depuis cette promotion, aux dires de plusieurs observateurs, il n’est plus le même.
Des accusations auxquelles, il a voulu apporter des précisions suite à une question posée par un internaute.
‘’ Souvent, c’est le reproche que l’on me fait puisse que je suis sur les réseaux sociaux, je suis parmi vous. Chaque matin tu dénonçais, chaque matin tu déblais, les tares du régime de Koro et là y a des choses qui se passent on ne t’entend pas. Mais il faut quand même comprendre le rôle que je joue désormais. À la DCI je ne suis pas dans un studio de talk-show. À la DCI, je ne suis pas dans les GG. Vous me mettez dans les Grandes Gueules avec les statuts que j’avais hier je vais parler parce que c’est cela ma vocation.
Quand tu acceptes le décret du chef de l’État tu l’acceptes avec ses conditions, tu l’acceptes avec ses obligations. Je ne suis pas un journaliste de talk-show à la DCI. Si j’ai des remarques à faire, si j’ai des suggestions à faire, je ne le fais pas sur la place publique. Je ne prends pas un micro pour dire monsieur le président il ne fallait pas faire cela, monsieur le président ça vire à gauche. Je ne peux pas faire cela, ce n’est pas du tout propre au fonctionnement d’un service comme la DCI. Ce que je disais hier publiquement je ne peux plus le faire parce que je n’occupe plus les mêmes fonctions. Si j’ai des remarques à faire je les fais aux responsables supérieurs de façon souterraine sans les caméras et micros”, explique le Directeur l’Information et de la Communication de la présidence de la République de Guinée.
Plus loin, Moussa Moise Sylla fait savoir que n’importe qui à sa place aujourd’hui ferait pareil.
‘’ Vous savez il faut vaincre l’hypocrisie dans ce pays. L’hypocrisie fait beaucoup de mal. Y a des gens souvent qui à votre poste de responsabilité vous accable pour des questions inavouées mais une fois que ces mêmes personnes occupent la fonction que vous avez elles seraient pires ou ne feraient pas ce qu’elles-mêmes vous suggère de faire. Il faut quand même être raisonnable, je ne suis plus chroniqueur. Je ne suis pas à la DCI pour faire des chroniques chaque matin.
Je suis là-bas pour un travail bien terminé. Il faut que l’on fasse le distinguo entre le journaliste d’investigation, chroniqueur des GG et le responsable de la Direction de la Communication et de l’Information qui n’est pas porte-parole du gouvernement, qui n’est pas porte-parole de la présidence. Si j’étais au moins l’un des deux. Je n’envie pas ces postes parce que ceux qui les occupent font vraiment assez-bien leur boulot. Si c’était des postes que j’occupais, j’aurai pris la parole. Je ne peux plus me permettre de le faire parce que ma fonction ne me le permet pas”, conclu-t-il.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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