Les membres du syndicat des transporteurs de bois ont été stoppés net ce vendredi 18 novembre alors qu’ils tentaient de débarquer une cargaison de bois au port de Boussoura commune de Matam par les services spéciaux chargé de la lutte contre la drogue et le grand banditisme. Ces bois en provenance de la sierra Leone sont restés dans la pirogue sans être au quai. Une décision qui intervient après l’interpellation de plusieurs personnes qui sont présumées être mêlées à la vente de la drogue appelée Kusch.

Dans la foulée de cette altercation entre vendeurs de bois et agents, des interpellations ont été enregistrées coté vendeurs, témoigne Abdoul Karim Sylla syndicat des transporteurs maritime de Boussoura port.
» Nous, on importe des planches, mais celles que nous importons ici, c’est des fromagers pour la construction. On a vu un groupe des services spéciaux sur place, on peut dire ce qu’ils (Agents ndlr) font sont bien parce que nous luttons tous contre la drogue. Mais venir arraisonner nos barques soi-disant que nous on n’a pas le droit d’importer des planches de la Sierra-Leone est interdit. C’est la filière des bois qui est allée leur dire de venir nous empêcher à débarquer » a expliqué Karim Sylla, du Syndicat des Transporteurs Maritime de Boussoura Port.

Quand au secrétaire général du syndicat maritime de Boussoura port Mamadouba Conté, il accuse un certain Ansoumane Camara responsable de la filière bois d’être de mèche avec les services spéciaux.
»Ça fait 11 ans qu’ on travaille avec Ansoumane Camara, avant qu’il ne quitte Conakry pour Kankan. C’est le même Ansoumane Camara qui est allé voir Traoré pour qu’il vienne gâter notre travail. Que parce que depuis l’année passée leur bois est stocké, car ils ont pensé que la rareté allait se faire sentir pour qu’il revende leur bois entre 150 ou à 200 mille francs. Il est venu jusqu’à mon bureau pour répéter la même chose et on s’est discutés. Nous sommes allés au ministère, on nous a jugés, Il n’a pas eu raison, nous sommes partis à trois endroits différents il n’a toujours pas eu raison. Ils n’ont qu’à vendre leurs bois et nous laisser vendre les nôtres » A-t-il invité.

Cependant, il demande l’intervention des autorités pour éviter une confrontation avec les agents.
»Les autorités doivent nous séparer pour ne pas qu’il ait des problèmes, si l’État doit sortir un document pour ne pas qu’on vende ces bois qu’il le fasse pour qu’on arrête. Parce que nous remplissons tous les normes avant que ces bois ne sortent, nous payons les quittances. Une seule chose est sûre, si l’Etat nous dit d’arrêter on va arrêter, mais s’il ne dit pas d’arrêter, nous n’allons pas arrêter » Prévient Ansoumane Camara.

A noter qu’il y a de cela quelques jours, une importante quantité de drogue appelée Kusch a été saisie à ce même port.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
