Deux (2) jours après le déclenchement d’une grève de la faim pour exiger leur jugement, Oumar Sylla« Fonké Manguè et Ibrahima Diallo, tous responsables du FNDC, seront bientôt jugés devant le tribunal correctionnel de Dixinn. C’est du moins ce qu’a affirmé ce mardi, 8 novembre 2022, Me Salifou Béavogui, l’un des avocats de la défense.
Interrogé par notre rédaction, maître Salifou Béavogui est revenu sur la situation de ses clients, détenus à la maison centrale de Conakry depuis plusieurs mois.
«A deux jours du déclenchement de cette grève de la faim, il y a un ouf de soulagement, je suis très heureux de l’annoncer. En début d’après-midi, le doyen des juges d’instruction nous a appelés et il nous a notifiés son ordonnance de fin d’instruction, appelée ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Donc, dans son travail, il a finalement écarté purement et simplement les infractions qualifiées de destruction d’édifices, d’incendies volontaires, de coups et blessures volontaires, de pillages, d’associations de malfaiteurs. Donc, nos clients ont été déchargés de ces infractions. Par contre, ils ont été renvoyés de par devant le tribunal pour des faits qualifiés de participation délictueuse à un attroupement, complicité de destruction d’édifices privés et publics, complicité de coups et blessures volontaires. Donc, c’est un ouf de soulagement après deux jours du déclenchement de la grève de la faim que finalement une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel soit prise et qui met un terme à l’instruction que le juge d’instruction est en train de mener. Désormais, nous allons directement devant la juridiction de jugement. Là aussi, notre souhait n’est pas qu’il y ait assez de temps. Dès qu’il y a cette ordonnance, je souhaite que le procès se tienne la semaine prochaine afin que justice soit rendue», a t-il indiqué.
A la question de savoir après cette première victoire de ses clients, si Foniké Menguè et Ibrahima Diallo vont continuer leur grève de la faim, Me Béa répond:
«Nous nous acheminons inéluctablement vers l’ouverture du procès. Nos clients sont au courant, ils décideront s’il faut continuer à maintenir cette grève de la faim aux conséquences sanitaires désagréables ou s’il faut arrêter cette mesure, en attendant que le procès ne soit organisé. Mais, notre souhait est que le procès soit organisé le plus rapidement que possible», a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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