Depuis le 28 septembre dernier, le procès des massacres au stade de Conakry en 2009 se déroule au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’Appel de Conakry. Et pour beaucoup de défenseurs des droits humains, l’organisation autour de ce procès historique est pour le moment sans failles. C’est le cas de Me Hamdou Barry de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale.
Invité chez nos confrères de fim Fm ce lundi, 17 octobre 2022, Me Barry a parlé de l’organisation du procès des massacres du 28 septembre qui suit son cours normal avec le défilé des accusés à la barre.
“Vraiment du point de vue organisation, c’est acceptable parce que le bâtiment, la sonorisation tout se passe bien. Et puis la sécurité, vous voyez combien d’agents sont déployés pour assurer la sécurité. Il y a les latrines. C’est la première fois que la Guinée organise un tel procès, c’est-à-dire, de crime de masse. Procès dans lequel y a un ancien chef d’Etat, il y a des anciens ministres. Donc, moi je crois que ça a été pour nous un succès, nos efforts n’ont pas été vains en tant qu’organisation des droits de l’Homme. Depuis 2009, on se battait pour qu’il ait un procès mais si aujourd’hui on ouvre un procès dans lequel les accusés ont la lattitude de s’expliquer, un procès dans lequel les avocats de la défense posent leurs préoccupations des nullités, des exceptions. Un procès dans lequel, les avocats des parties civiles aussi se défendent et répliquent. Moi, je crois que c’est une avancée de la justice guinéenne de façon générale. Parce que moi, j’ai toujours dit que ce procès là, c’est un procès pédagogique. C’est pour ne plus qu’on commette des crimes, des pertes en vies humaines là. Des blessés, des biens détruit là on ne peut plus réparer, il y a treize (13) ans . Donc l’essentiel est qu’on arrive à un jugement ou une décision définitive, un arrêt au niveau de la cour suprême pourque jamais de tels crimes se commettent en Guinée”, dit-il.
Zeze Enema Guilavogui pour lerevelateur224.com
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