C’est une information qui vient de nous parvenir. A en croire un membre du CA de la CNSS qui a joint notre rédaction dans la journée de ce mardi, la réunion qui était prévue ce mardi a été reportée pour demain mercredi.
Sous le couvert de l’anonymat, ce membre du conseil d’administration de la CNSS persiste et signe que la gestion de Bakary Sylla est catastrophique.
« On avait une réunion du CA ce mardi. Malheureusement, ni Bakary ni son DGA n’y était. J’apprends que son DGA est à Siguiri pour, je ne sais quoi.
Mais ce qui est sûr, en attendant le déclenchement des poursuites, le CA va retirer avec lui les instruments de gestion, y compris de signature. Il est temps de sauver la CNSS. Si on laisse Bakary Sylla faire on risque de connaître une situation pire », a dit notre interlocuteur.
Selon une autre source, Bakary qui force son maintien aurait le soutien de Djiba Diakité, ministre Directeur de Cabinet de la présidence de transition.
Une information que notre interlocuteur ne confirme point.
« Bon, je ne peux pas dire qu’il a le soutien de ce dernier. Mais, le CA sait quand même qu’il a de bras longs. Cela n’empêchera pas que la vérité triomphe. S’il a le soutien de ce dernier ou d’un autre, le CA travaille en toute responsabilité. Notre crainte aujourd’hui, c’est de voir la CNSS à terre. On reçoit trop de plainte concernant le refus catégorique de payement des prestations de la part de M. Sylla. On enregistre une accumulation de dettes et notre crainte surtout, c’est la révolte des travailleurs. Sa gestion est vraiment reprochable. Ce n’est catholique », affirme ce membre du CA de la CNSS.
Donc rendez-vous ce mercredi à la CNSS pour connaître le sort final de Bakary Sylla qui a autorisé le paiement de 67.800 $ pour la publication d’un seul article au journal Le point.
Un cas de malversation financière à ciel ouvert qui indigne plus d’un.
Marouane.

