La dissolution de certains conseils communaux pour des faits présumés de détournement de deniers publics par les autorités de la transition continue à alimenter les débats dans le paysage politique guinéen. Et nombreux sont ceux qui dénoncent cette décision. C’est le cas de Françis Haba, président de l’UGDD, qui regrette ces « agissements du gouvernement de la transition.
Invité de la rédaction de la radio fim fm de ce mercredi, 14 septembre 2022, ce cadre de l’ANAD a dénoncé ces dissolutions sans préalable, dit-il.
“C’est avec une grande déception que nous avons appris que le CNRD notamment Mamadi Doumbouya est en train de mettre les charrues avant les beoeufs puisque, la dissolution du conseil communale devrait respecter le code de collectivité locale. Malheureusement, on les dissout d’abord et après on les poursuit. Normalement, il faut plus du tiers des conseillers communaux soient reconnus coupables devant la justice. Pour le président de la transition, il suffit qu’un audit ou qu’un rapport dise que celui là est coupable d’un fait pour qu’il prenne un décret pour les mettre dehors. Je pense que c’est inadmissible”, regrette ce membre de l’ANAD qui se prononce ensuite sur la relance du dialogue. Une main tendue que le parti UGDD est prêt à accepter mais avec des conditions.
“Nous avons toujours accepté la main tendue. Il y a des conditions qu’on a demandées. Nous avons demandé à ce que le prochain dialogue soit un dialogue franc, qu’il soit autonome et décisionnel et que d’une part, le CNRD et les membres du gouvernement discutent avec nous autres acteurs politiques qui ne sommes pas d’accord avec le contenu et le chronogramme de la transition”, a-t-il indiqué.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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