Malgré les cris et menaces de certains acteurs politiques, le gouvernement guinéen de la transition continue à dissoudre en toute tranquillité les conseils communaux à travers le pays. Une situation qui alimente les débats car, chacun y va de son commentaire. Si d’aucuns pensent que Mamadi Doumbouya a raison de les dissoudre, d’autres par contre trouvent que cette dissolution à outrance des conseils sort « complètement » du cadre procédural. C’est le cas d’Abdoulaye Bah, ex président de la délégation spéciale de Kindia.
Invité de l’émission » Mirador » de la radio FIM Fm ce vendredi, 09 septembre 2022, Abdoulaye Bah dit déplorer la négation du facteur juridique qui caractérise ces agissements du gouvernement.
» C’est une suite logique du coup d’État opéré le 5 septembre, il s’opère encore au niveau des institutions locales. Ce que je déplore, c’est la négation du facteur juridique. S’il y a après enquête de la part de la chambre des collectivités locales, de la cour des comptes habilitée à sonder les soldes publiques et qui s’avère que quelques communes à travers leur gestion, il y a des détournements de deniers publics qu’une inspection établisse les infractions et que le président de la transition se fonde sur ce rapport d’expertise et d’inspection de la Cour des comptes pour décider de dissoudre la commune en question. Aujourd’hui, il y a des communes comme Mamou qui contestent cette accusation de détournement d’argent », a-t-il indiqué.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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