C’est le centre de formation judiciaire situé dans les locaux de la Cour d’Appel de Conakry qui a servi de cadre à la formation de 61 magistrats et 15 greffiers devant conduirent le déroulement du procès des évènements douloureux du stade de Conakry en 2009.
Pour ces deux semaines, plusieurs thèmes seront abordés notamment la procédure pénale, le parquet, le siège pénal et le greffe. Quant à l’instruction, elle ne sera pas faite parce que tout ce qui la concerne est déjà faite selon le directeur du centre de formation judiciaire.
“Cette formation va s’étaler sur 2 semaines. Comme l’a su bien voulu monsieur le ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Elle se tiendra dans un premier temps avec les formateurs Guinéens parce que les infractions qui sont commises au stade 28 septembre sont d’abord des infractions guinéennes, contenues dans les lois guinéennes. Ensuite, nous aurons l’expertise internationale avec l’appui de la CPI et l’ONU qui vont venir nous aider dans la gestion d’un procès concernant les crimes de masses, ce qui est une première en Guinée, a souligné Alhassane Naby Camara, Directeur du Centre de Formation Judiciaire.

Pour sa part, le parquet général juge nécessaire cette formation pour éviter toute contradiction en lien avec l’incapacité d’un magistrat.
“Au niveau du parquet et de façon générale et au niveau du siège pénal, il s’agit surtout de renforcer la capacité des magistrats du parquet qui seront désignés à conduire ce procès à ce que les personnes qui sont accusées et renvoyées devant le tribunal criminel, que le parquet puisse vraiment conduire l’action publique, soutenir l’accusation et éventuellement au seuil des audiences qui auront lieu, requérir, conformément à la loi soit à charge ou à décharge. Donc il est extrêmement important au vu de l’ordonnance de renvoi que les magistrats du parquet soit vraiment outillé et leur capacité renforcée à cet effet pour que le procès puisse se tenir dans les meilleures conditions”, a déclaré Mamadoudian Bora Diallo, Avocat Général à la Cour d’Appel de Conakry.

Au nom du Garde des Sceaux, Alphonse Charles Wright, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, la secrétaire Générale Irène Marie hadjimalis a réitéré l’engagement de son département à jouer pleinement et en toute responsabilité son rôle dans la lutte contre l’impunité qui a tant gangrené notre pays.
“La formation qui commence ce jour est le signe de l’engagement de Monsieur le président de la Transition, et de l’ensemble de son Gouvernement à faire de la justice, la boussole qui guidera désormais chaque citoyen de ce pays.
Cette déclaration est importante pour nous, car le résultat attendu est simplement la tenue d’un procès équitable qui respectera non seulement les droits de la défense, mais aussi ceux des victimes”, précise-t-elle .

Concluant, la secrétaire générale indique que le seul et unique objectif est toujours le rayonnement de la justice guinéenne à travers ce procès de grande envergure.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
