Située à une cinquantaine de Km du centre-ville de la préfecture de Coyah, la construction de la prison civile est aux arrêts depuis trois(3) ans à encroire le régisseur. Une situation qui contraint l’administration pénitentiaire à garder plusieurs détenus dans une petite villa qui servait autrefois de logements aux gardes pénitentiaires. Au vu de cette triste réalité sur les conditions de détention et le non-respect des droits des détenus, le ministre de la Justice en déplacement ce mercredi 31 août 2022 à Coyah a déploré l’état dans lequel ce milieu carcéral se trouve.
Sur place, Alphonse Charles Wright a cherché à savoir quelles ont été les entreprises contactantes dans la construction de cette prison mais également, la personne qui a autorisé le morcellement d’une partie dudit domaine devant abriter la prison.
Séance tenante, il a annoncé une poursuite judiciaire contre l’ancien Directeur de l’administration pénitentiaire.
“Des montants d’argent ont été payés à trois entreprises qui n’ont jamais réalisé les travaux de construction de ces prisons. La conséquence aujourd’hui, c’est qu’on est obligé de transformer un bâtiment qui devrait servir de logement du personnel en prison. Ce n’est pas possible et cela est inadmissible. Donc, nous avons tous les engagements que ces entreprises vont être appelées à venir discuter avec nous, mais si les responsabilités de détournement sont avérées, mon département n’hésitera pas une minute d’engager des poursuites judiciaires pour que désormais que les gens sachent que des questions de détentions ne sont pas des questions subsidiaire, se sont des questions qui attirent l’attention de l’opinion nationale et internationale. Notre pays est signataire de plusieurs conventions. Donc, nous n’avons pas d’excuses par rapport aux droits des détenus dans notre pays” a-t-il précisé.
Sur le site de cette prison civile, plusieurs bâtiments privés voient jours. Des citoyens continuent de morceller le domaine requis par l’État dans le cadre de la construction de ce centre pénitentiaire. Aux dires du ministre de la Justice, cela n’est possible que par la complicité de l’ancien Directeur de l’administration pénitentiaire.
“Lorsque je parle dans ce pays, parfois mes actions sont mal perçues parce-que la refondation de l’État touche à certains intérêts. Mais lorsque vous êtes chef de département, pas n’importe lequel, un département comme celui de la Justice et des Droits de l’Homme, vous ne devrez pas hésiter sur les moyens légaux pour faire sentir l’autorité de la justice à tous les niveaux. Ce domaine qui doit abriter la prison a été morcelé par l’ancien Directeur de l’administration pénitentiaire. Je le dis haut et fort! Il ya des poursuites judiciaires qui vont être engagées contre lui, il n’y a même pas de demi-mesure. On ne peut pas parler de la moralisation de la vie publique sans commencer par devant ta porte. Vous ne pouvez pas sacrifier le droit des détenus pour des questions d’ordre personnel. Les poursuites judiciaires seront engagées” a annoncé le garde des sceaux.
A noter que dans cette prison, ils sont au total 154 detenus dont 5 femmes et 64 condamnés.
Moussa Rama, depuis Coyah pour Lerevelateur224.com

