Dans la perspective du respect des conditions de détention dans les milieux carcéraux sur toute l’étendue du territoire, le ministre de la Juste et des Droits de l’Homme a fait une visite inopinée ce lundi 29 août 2022 à la maison centrale de Conakry, où sont détenus plusieurs hauts dignitaires du régime défunt, dirigé par Alpha Condé.
Alphonse Charles Wright a eu un tête-à-tête en premier lieu avec l’ancien Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, ensuite avec le ministre de la Défense et des Affaires présidentielles, Dr Mohamed Diané, l’ancien ministre de l’Environnement des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui et Souleymane Traoré, ancien Directeur Général du fond d’entretien routier (FER). Avec ces quatre (4) hauts cadres du régime défunt, le soin a été donné à l’ex locataire du Palais de la Colombe qui a indiqué au ministre Wright qu’ils sont détenus de façon illégale et arbitraire. Selon Ibrahima Kassory Fofana, il aurait souhaité que le procureur Aly Touré se base sur les éléments concrets pour les inculper.
A quelques mètres delà, dans une autre cellule, l’ancien président de l’assemblée nationale l’honorable Amadou Damaro Camara, âgé de 70 ans et qui passe selon ses dires sa 126ème nuit en détention était avec l’ancien ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, Ibrahima Kourouma.
Après échanges, l’ancien député a fait remarquer qu’il ne comprend toujours pas les véritables raisons de sa privation de liberté. Poursuivant dans ses explications, celui qui se fait appeler devant Charles Wright le véritable remplaçant « légitime » d’Alpha Condé a soutenu que les biens pour lesquels il serait accusé, viennent de la sueur de son front acquis par le fruit du temps passé aux États-Unis. Plus loin, il révèle qu’aucun de ses enfants n’est à la fonction publique ici en Guinée.
Pour sa part, Ibrahima Kourouma n’a eu qu’une seule demande à faire au Garde des Sceaux, c’est de faire en sorte que leur procès soit tenu dans de bref délai afin d’élucider les faits et éclaircir la lanterne de l’opinion.
De son côté, après avoir écouté tous ces détenus de la CRIEF, Alphonse Charles Wright leur a promis que leurs droits seront respectés tant qu’ils seront détenus et qu’il mettra tout en œuvre pour que le procès soit organisé dans un délai raisonnable.
Moussa Rama, depuis la maison centrale de Conakry
