L’acte s’est passé dans la nuit du vendredi 29 à Samedi 30 juillet 2022. Un présumé voleur a été arrêté à l’hôpital préfectoral de Dinguiraye par des patients et conduit à la Gendarmerie. Mais il a finalement été relâché ce petit du samedi matin à l’absence des victimes sans être auditionné.
Mohamed Sékou Sylla, enseignant de profession en provenance de Léro, auprès de sa femme malade est revenu sur les circonstances dans lesquelles le présumé voleur a été arrêté.
“C’est d’abord aux environs de 21H qu’il est venu. Moi j’étais au téléphone avec mon jeune frère. Il est rentré dans la salle où est couchée ma femme. Il nous a salués et a demandé l’état de santé des malades. Après, il est ressorti. Aux environs de 01H, il (le présumé voleur) est revenu. Il était complètement déshabillé. J’étais assis adossé au mur, mon téléphone en main et j’avais commencé à m’en dormir. Brusquement je me suis réveillé. Il a pris la fuite. J’ai compris que c’est un voleur car la sage femme qui était de garde nous avait déjà prévenus que des voleurs ont l’habitude de venir dès fois prendre les biens des patients. Je me suis préparé pour l’attendre. 15 à 20mn plutard il est revenu encore nu. Je m’étais caché derrière la porte et dès qu’il est rentré, je lui ai pris. Nous nous sommes battus. Il m’a mordu sur la main. J’ai crié au secours, les gens sont venus et nous l’avons arrêté. Certains avaient dit de ne pas l’envoyer à la gendarmerie sinon ils vont le libérer. De le bastonner et le libérer. Mais comme on ne doit pas se rendre justice, nous l’avons envoyé à la gendarmerie.
A notre fort étonnement, on nous a dit ce matin qu’il a été libéré. J’avais une somme de 400.000FG qui était destinée au traitement de ma femme que j’ai perdue”, a-t-il indiqué.
Pour les agents de la gendarmerie qui étaient de garde, ce présumé voleur serait une personne psychologiquement défaillante. Il aurait uriné dans le violon, dit-on. Et c’est pour cette raison qu’ils l’ont libéré.
Face à cette insécurité galopante, le Directeur de l’hôpital préfectoral Docteur Lamah, invite les autorités à les aider à sécuriser l’hôpital.
“Ce cas de vol n’est pas une première à l’hôpital. Il y a cinq ans, les gens viennent voler les téléphones et l’argent des patients ici à l’hôpital à des heures tardives. Ils viennent généralement déshabillés et dès fois avec de l’huile de vidange sur le corps. Hier grâce à un garde-malade, nous avons pu mettre main sur un des voleurs qui a été conduit à la gendarmerie. Malheureusement ce matin, on nous a dit qu’il a été libéré. Selon les gendarmes, que c’est un fou. Mais aucune visite médicale n’a été faite pour savoir s’il est fou ou pas. Chier ou uriner ne veut pas dire forcément qu’on est fou. Les voleurs sont capables de tout pour échapper à la loi. Les services de sécurité doivent donc nous sécuriser et sécuriser nos biens”, a martelé le médecin.
Il faut noter que les cas de vol sont récurents à Dinguiraye. Souvent, des boutiques ou magasins sont vandalisés, des motos sont volées dans les familles même dans les mosquées lors des heures de prière.
Dinguiraye, Ibrahima Braddock Diakité pour lerevelateur224.com