L’union Syndicale des Travailleurs de Guinée est sortie de son silence ce jeudi 21 juillet 2022 pour se prononcer sur le contentieux qui lie l’Etat guinéen à la société de jeu Guinée Games. Comme on sait, l’Etat depuis un moment souhaite que toutes les activités de Guinée Games soient transférées à la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI). Ce, à partir du 13 Août. Une décision contestée par la Centrale syndicale à laquelle sont affiliés les travailleurs de Guinée Games.
Dans une déclaration rendue public, l’USTG sollicite du gouvernement, le maintien de cette société qui emploie des milliers de jeunes guinéens dans sa forme actuelle.
“Ce décret précise bien que les articles 2 et 3 du présent décret, objet de cette controverse ne sont pas toutefois applicables aux contrats relatifs à l’organisation et ou à l’exploitation desdits jeux qui ne sont pas parvenus à leur échéance contractuelle à la date d’entrée en vigueur du présent secret. Où est alors problème ?
En conclusion, dès lors qu’il y a de nombreuses agitations, aussi bien du côté des employés que celui des milliers de parieurs et que cette agitation est liée à cette volonté de liquider Guinée Games et de transférer ses actifs à la LONAGUI, alors que cette société a toujours respecté l’ensemble des clauses de son contrat. Aussi, pour ne pas fabriquer des nouveaux chômeurs de nouveaux désespérés et des nouveaux indigents, au moment où les Guinéens sont dans cette situation d’expectative, L’USTG sollicite du Gouvernement le maintien de Guinée Games dans sa forme actuelle afin qu’elle continue à fonctionner suivant la discipline qu’on lui connaît, en payant régulièrement ses redevances, comme cela a toujours été le cas depuis sa création. Ce serait une forme de reconnaissance et un acte d’encouragement à l’endroit de Guinée Games et à ses dirigeants afin d’étendre ses bienfaits à d’autres secteurs névralgiques, en respect du droit et de la loi”, a dit Alpha Mamadou Diallo, secrétaire général adjoint en charge des questions administratives et juridique de l’USTG.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com