Actuellement dans la capitale guinéenne, ce sont les ordures qui dictent les ordres et règnent en maître. Partout dans les quartiers et le long des routes, un constat alarmant se dessine et les interpellations des autorités retentissent afin de se bouger dans le ramassage de ces ordures qui forment souvent des reliefs à certains endroits.
Face à cette situation désolante qui s’empare de Conakry pendant cette période de grandes pluies, Mamadou Cellou Diallo, conseiller communal à Ratoma, Président de la Commission Environnement et Développement Durable attire l’attention des autorités avant de dégager les causes de cette insalubrité galopante.
« C’est toute la ville qui est sale, le constat est désolant.
Piccinni qui assure la gestion des déchets à la décharge ne peut plus contenir la quantité de déchets que Conakry produit par jour. Elle n’est pas payée depuis plus de 10 mois, donc la société a décidé d’arrêter le boulot, parce que ce boulot a des charges d’exploitation. La société ne pouvait pas continuer à s’endetter pour faire face à ses charges d’exploitation », a fait savoir Mamadou Cellou Diallo, qui donne quelques pistes de solution.
« Il faut obligatoirement mettre en place un ministère chargé des questions d’assainissement. Il faut payer la facture des sociétés Albayrak et Piccini, et il faut nommer un directeur ou une directrice à l’ANASP. Et il faut que l’Etat central s’implique ».
63 ans après son accession à l’indépendance, la Guinée peine toujours à se doter d’une décharge moderne à l’image de certains pays de la sous région. Ce qui fait que Conakry continue à subir la rigueur des ordures.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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