À quelqu’un qu’on met pour la première fois devant un ordinateur, qui pose pour la première sa main sur une souris d’ordinateur. Le curseur balaye tout l’écran de l’ordinateur, dans tous les sens , parce que le gars ne maîtrise pas la souris d’abord, il ne sait pas ou placer le curseur, il est incapable de placer le curseur exactement là où il faut, c’est soit trop à droite , trop à gauche, trop en haut ou trop en bas.
Le Procureur général, Charles WRIGHT et les procureurs de la république se comportent exactement ainsi, et c’est la même chose jusqu’à la CRIEF. Ils se laissent dicter la procédure pénale par les débats sur les réseaux sociaux.
La procédure pénale guinéenne finira par se résumer comme suit:
1-Si les réseaux sociaux exigent ta poursuite , tu seras poursuivi
2-Si les réseaux sociaux exigent ta libération, tu seras libéré.
Ceci n’est pas un comportement d’adultes responsables, de surcroît des juges qui doivent rendre la justice au nom du « peuple de Guinée » et pas au nom des Guineens errant sur les réseaux sociaux, ou « au nom du peuple de Facebook ».
Aucun Tribunal sur la planète terre ne peut poursuivre et condamner Djani Alpha pour ses propos, sauf en Guinée.
Quant aux propos de leader Aboubacar SOUMAH, ces propos sont politiquement inacceptables et juridiquement condamnables, parce que ces propos indexent une communauté, incitent à la haine contre une communauté. Ça c’est sur le fond.
Maintenant sur la forme, pourquoi dans notre pays, les Guineens dans leur ensemble, dans leur psychologie, pensent que toute infraction se résout par un emprisonnement direct ? Pourquoi il faut emprisonner systématiquement ? Cela traduit une mentalité de sauvages.
On emprisonne avant le jugement, on emprisonne pendant le jugement, et après le jugement, tout est prison dans ce pays. Toutes les infractions et toutes les procédures n’exigent pas la prison systématique.
Dans ce pays , même pour une dette d’1 million on emprisonne les gens.
Bon Dieu! Aboubacar SOUMAH a toutes les garanties pour être simplement convoqué, mis en examen et relâché en attendant le jour de son procès.
Mais d’ores et déjà, la mentalité sauvage des Guinéens le veut en prison, dans le noir-obscur.
Sans la procédure , le droit c’est de l’arbitraire.
Aussi on peut être condamné à la prison avec sursis, on peut être condamné à une peine de prison et bénéficier d’un aménagement de peine, il y’a aussi des alternatives à la prison qui sont prévues par la loi, parce que la prison doit être nécessaire, et c’est pourquoi la peine est individualisée pour répondre au profil de chaque prévenu ou de chaque accusé.
mais les Guineens, y compris les juristes et les juges , ont le cerveau parametré sur l’onglet « prison ». Tout est prison.
Les réflexions sur la liberté, les droits humains , ne peuvent éclore dans un peuple pareil doté d’une telle mentalité.
JJR

