Les cas de viols deviennent récurrents en République de Guinée ces derniers temps. Dans la soirée de ce mercredi, 29 juin 2022, c’est une fille du nom de Mariam Touré âgée de 10 ans qui a été victime de viol avant que son bourreau n’abandonne son corps dans les toilettes d’une mosquée au quartier Kobayah, dans la commune de Ratama.
Sur place, l’OPROGEM a annoncé l’interpellation de plusieurs personnes suspectées d’être liées à ce crime odieux.
Interrogé à ce sujet, Akoi Hector Guilavogui, Directeur national de l’Enfance, a expliqué les circonstances dans lesquelles, le corps de la fillette a été découvert.
“Selon les témoignages du boutiquier qui avait reçu la fille, fait savoir que la fille est effectivement allée vers 17h30 pour acheter du tchiouraye et une boite d’allumette. Et à son retour, malheureusement, 30 minutes après, on est venu lui dire qu’une fille se retrouverait inerte dans les toilettes de la mosquée. Et le boutiquier est venu reconnaître effectivement que c’est la fille qui est venue 30 minutes avant, faire les achats chez lui. Donc, malheureusement, pour nous, pour le peuple de Guinée, cette fille ne vit plus et elle a été violée”, regrette –t-il.

Aussitôt informé, l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs s’est rendu dans la famille mortuaire pour présenter les condoléances. Déjà, l’OPROGEM a sur place, diligenté des enquêtes préliminaires, qui ont permis de mettre la main sur quelques suspects.
» J’ai été informée et aussitôt, j’ai remonté l’information à mon ministre de tutelle, elle m’a dépêchée de venir me rendre dans la famille mortuaire, rassurer la famille et la mettre en confiance pour leur dire que toute la lumière sera faite pour que les présumés auteurs soient démasqués. A l’instant où je vous parle, six(6) personnes ont été interpellées et elles sont dans nos services », révèle Marie Gomez, commissaire principale de Police et DG de l’OPROGEM.

Sous le choc du drame, la tante de la défunte souhaite que justice soit faite pour mettre fin aux cas de viols qui continuent à endeuiller des familles.
“Nous voulons que l’Etat nous aide pour que nous retrouvions cet auteur. Pour ne plus qu’il reprenne la même chose contre d’autres fillettes. Qu’il soit l’exemple pour tous les violeurs”, a-t-elle plaidé.

En attendant la suite de l’enquête, l’OPROGEM promet de suivre de près la procédure en cours.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com
