Depuis quelques jours, une délégation de l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique ( ANAD) séjourne au sud de la Guinée pour rencontrer et échanger avec les structures de base. A Macenta, la mission est malheureusement tombée sur un préfet hostile à tout regroupement des acteurs politiques. Une décision qu’il justifie par l’interdiction des manifestations sur la voie publique récemment annoncée par le Gouvernement.
Interrogé à ce sujet, le vice-président de l’ANAD, chef de cette délégation est revenu en détail sur la mésaventure de son groupe.
“Aujourd’hui, nous étions venus rencontrer les responsables des différentes structures et à notre grande surprise, nous avons été informés très tôt le matin à Guéckédou où nous avons passé la nuit, on a été informés par le fédéral de l’UFDG que le Préfet a interdit toute réunion même privée dans les familles par rapport à la manifestation du FNDC. C’est peut-être en pensant que nous, nous sommes venus pour ça, alors que la manifestation du FNDC, c’était dans le grand Conakry. A notre arrivée, nous sommes partis à la préfecture où nous nous sommes dirigés chez monsieur le préfet, au bureau du préfet. Mais malheureusement, il ne nous a pas reçus. Sa Secrétaire est partie l’informer avec nos ordres de mission et nous ramène chez ses deux secrétaires généraux”, a expliqué d’entrée Diabaty Doré à qui on a d’ailleurs notifié que la décision de les interdire de tenir leur meeting viendrait de haut niveau.
“Nous avons échangé avec monsieur Ifono et un certain Cissoko, qui nous disent que l’instruction vient de la haut, interdisant toutes les réunions. J’ai dit que nous ne sommes pas venus pour une manifestation. A ce que nous sachions, aujourd’hui, le communiqué du CNRD, il sagit de l’interdiction des manifestations sur la place publique. Mais dire qu’on va se retrouver à notre siège ou quelque part dans une cour loin de nos militants, c’est pas interdit. Mais ils ont dit non, que tout est interdit”, a rapporté le président du Rassemblement Pour la République (RPR).
Malgré cette opposition du préfet, Diabaty Doré et son équipe sont quand même parvenus à s’entretenir avec quelques militants et responsables locaux de l’ANAD à Macenta avant de poursuivre leur mission dans les autres préfectures.
“Et après, nous nous avons quitté et on s’est retrouvés avec nos responsables et ça s’est très bien passé. Donc la mission se poursuit dans les autres préfectures de la forêt”, a fait savoir l’homme politique.
Bah Mohamed
