Le locataire du palais de la Colombe, Mohamed Béavogui a annoncé hier lundi, la tenue dans les prochains jours, d’une réunion avec les acteurs politiques et sociaux pour l’ouverture d’un cadre de dialogue franc, sans tabou et inclusif. Une manière de décrisper la situation sociopolitique du pays ce, à 48 heures de la marche du FNDC.
Au lendemain de cette annonce du Premier ministre, plusieurs acteurs politiques doutent de la sincérité de la main tendue du Gouvernement. C’est le cas de l’honorable Mamadou Sylla, président du parti UDG.
“Moi je crois qu’un Gouvernement, c’est prévoir. Et le Gouvernement ne peut pas attendre jusqu’à ce qu’il soit dos au mur. On a eu presque dix(10) mois de transition et depuis le premier jour, la classe politique n’a demandé que cela. Je ne sais pas pourquoi ils (Gouvernement et CNRD ndlr) ont attendu tout ce temps-là pour annoncer cela. Si on avait commencé cela dès le départ, peut-être aujourd’hui, on aurait fini avec ça”, a lancé le patron du Futerelec Holding.
Plus loin, l’homme d’affaires dit souhaiter que ce cadre de dialogue soit inclusif, en associant tous les acteurs politiques et sociaux de la Guinée.
“A 48 heures de la marche du FNDC, on ne devrait pas en arriver là, on devrait éviter qu’on dise qu’il a fallu que la pression soit là pour qu’ils puissent céder. Et c’est ce qu’on dit, maintenant, comment arrêter toute cette machine à 48 heures ? C’est quand-même impossible”, a lâché El hadj Mamadou Sylla.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
