Invité de l’émission »On refait le monde » de Djoma média ce lundi, 16 mai 2022, le leader de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG), a commenté l’actualité socio-politique guinéenne notamment les 36 mois de transition adoptés par le CNT et l’annonce de la reprise des manifestation de rue par le FNDC. Sur ces sujets, Bah Oury s’est montré très clair.
D’entrée, l’ancien ministre de la Réconciliation a, tout d’abord, parlé du cadre de concertation inclusif ouvert récemment sur la demande des hommes politiques dont les grandes figures ont préféré le boycott.
“Dans un espace politique où il y a des difficultés de susciter des rencontres, une capacité de médiation, une capacité de discussion entre partenaires, ça pose problème et la classe politique guinéenne doit tirer les leçons de son histoire. Hier, nous avions un régime qui était fermé de toute capacité de discussions, de dialogue de manière sérieuse. Aujourd’hui, y a possibilité d’espace qui peut permettre de se rencontrer, de discuter, de poser les problèmes. Y a un cadre de concertation que nous avions demandé avant même que cela soit lancé pour permettre à l’ensemble de la classe politique et les forces vives de se retrouver avec le groupe dirigeant CNRD et le gouvernement pour envisager les différentes questions qui se posent aussi bien à la transition qu’au pays.
Y a une décision qui a été prise de mettre en place un cadre de concertation. Lorsqu’on est en politique, il ne faut pas dire qu’on peut avoir tout ce que l’on demande. On a le minimum. Ceux qui veulent par la médiation, par la discussion, par la concertation trouver les solutions à différents problèmes, ce cadre est approprié à mon avis. Si certains de la classe politique considèrent que le CNRD est un danger pour eux, ça c’est une prise de position qu’ils doivent assumer. C’est une déclaration de geurrre”, a dit Bah Oury, qui n’approuve l’idée de reprendre les manifestations de rue en cette période de transition.
“Lorsque vous déclarez quelque chose, il faut assurer la totalité de votre déclaration. A partir du moment où vous vous adressez à un régime qui est de sens militaire, c’est un dangeux, attendez vous qu’ils aient des réactions disproportionnées par rapport à cela. Et c’est à ce niveau que le CNRD doit faire preuve de beaucoup plus d’intelligence et de sérénité pour ne pas tomber dans le piège. D’où la nécessité par rapport à des principes constitutionnels de ne pas déroger à ces principes constitutionnels, d’avoir la possibilité au cas par cas en fonction des circonstances de pouvoir statuer mais ne pas toucher aux principes constitutionnels de la liberté de manifester. sur le principe, sur la pratique, lorsque l’ordre public est menacé, il va de soi qu’il faut prendre des décisions de gouvernance. Je n’approuve pas l’interdiction. Je dis au CNRD de faire preuve de sérénité pour ne pas pas tomber dans le piège que certains veulent le pousser”, a lancé l’opposant.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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