Le CNRD, dans un communiqué signé du Colonel Sadiba Coulibaly, a pris acte vendredi de l’adoption par le Conseil National de la Transition du chronogramme de 36 mois, avant d’interdire toute manifestation sur la voie publique jusqu’aux périodes de campagnes électorales. Une décision qui semble normale pour le leader de l’UMP( Union pour le Mouvement Populaire).
Emmené à réagir à cette actualité, Boubacar Siddighi Diallo soutient que la Guinée n’a pas besoin de manifestations de rue en cette période de transition.
« L’UMP s’inscrit contre toute manifestation parce que nous avons perdu des parents directs dans ces manifestations. Onze (11) années de manifestations, des centaines de morts même les partis politiques au rang desquels, ces victimes sont issues n’ont pas fait une priorité par rapport à ces jugements. Ils ont accepté de partager des communes, ils ont accepté de partager des positions administratives. Mais ils n’ont pas accepté d’être irréductibles pour réclamer la justice pour ces victimes. Alors aujourd’hui, on n’a pas besoin d’aller à des manifestations », indique-t-il.
Par ailleurs, Boubacar Siddighi Diallo a tiré à boulets rouges sur certains acteurs qui crient à la violation de la loi.
« Depuis le 05 septembre, la Guinée est dans un régime d’exception. Aucune loi ne permettait au colonel (Mamadi Doumbouya) et à son équipe de prendre la direction de ce pays, il l’a pris. Mais il y a la loi, il y a la légitimité et tous les guinéens lui ont dit oui, on est d’accord avec toi. Ça, c’est déjà posé le premier acte unanime de l’exception. Pourquoi voulons-nous du principe et nous ne voulons pas de l’exception ? », s’est interrogé Boubacar Siddighi Diallo, président de l’Union pour le Mouvement Populaire (UMP).
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
