Décidément, la junte au pouvoir en Guinée depuis le 05 septembre 2021, ne compte pas capituler face aux menaces de sanction de la CEDEAO, dont le délai imposé pour un retour à l’ordre constitutionnel en Guinée a expiré hier lundi à 00 heure. Dans l’émission Mirador de FIM Fm où il était de nouveau invité ce mardi, 26 avril 2022, le porte-parole du gouvernement de la transition, a encore envoyé un message amer à la CEDEAO.
Dans un ton naturellement ferme, Ousmane Gaoual Diallo insiste que la Guinée ne soumettra aucun chronogramme à la CEDEAO.
« Il n’y aura pas un chronogramme à transmettre à la CEDEAO. Le chronogramme, c’est celui qui sera issu des concertations internes à la Guinée. Et chaque institution internationale ou chaque pays qui veut nous accompagner , nous sommes ouverts à recevoir cet accompagnement. Mais en définitif, c’est ici que le sujet sera discuté au regard de notre situation et de notre contexte et après, ce sera mis à la connaissance des guinéens et de la communauté internationale », a indiqué le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire.
La Guinée risque-t-elle de connaitre le même sort que le Mali, qui fléchit actuellement sous les sanctions de la CEDEAO ? En tout cas, les sorties médiatiques de l’ancien patron de la cellule de communication de l’UDFG annoncent déjà un bras de fer entre le pouvoir militaire et l’Organisation sous-regionale.
Bah Mohamed