Dr Mohamed Diané, l’ancien ministre guinéen de la Défense nationale est incarcéré depuis le 6 avril dernier. Lui et trois autres ministres d’Alpha Condé y compris l’ex Premier ministre, Kassory Fofana sont accusés de détournement de deniers publics. Des faits que leurs avocats en conférence de presse ce vendredi, 8 avril ont dénoncé avec la dernière énergie. Lors de cette conférence, les avocats de ces anciens hauts commis de l’État ont annoncé que l’ex ministre chargé des Affaires Présidentielles est « gravement malade » à la maison centrale de Conakry où il est détenu.
A en croire Me Sidiki Bérété, membre du collectif des avocats de ces anciens dignitaires, il serait très risqué de le maintenir en détention vu son état de santé.
« Dr Mohamed Diané vient de subir une intervention chirurgicale, ça ne fait même pas deux semaines. On a envoyé une copie à la gendarmerie d’enquête, le procureur le sait. On a fourni les actes médicaux. Mais il est gravement malade. Donc, sa détention serait très risquée, ce n’est pas normal et plus grave, ce qui est inadmissible, le procureur a tiré la réorientation sur la base de l’article 462 qui dit que le procureur peut requérir l’ouverture d’une information si l’audience ne peut pas être tenue. Mais malheureusement il doit requérir devant la juridiction de jugement, le procureur même s’il est spécial n’a pas le pouvoir de saisir une juridiction de jugement et retirer la procédure et envoyer à l’information », a dit l’avocat, qui crie à une violation de procédure vis-à-vis de la détention de son client.
« Ce sont des violations extrêmement graves. La détention n’est pas justifiée, actuellement nos clients sont séquestrés, c’est ça le mot. Parce que quand on est en flagrance, on ne peut pas faire deux mois de va-et-vient à la gendarmerie alors que vous êtes en flagrance. Pendant ce temps, nos clients dormaient à la maison, les passeports sont retirés, les comptes sont gelés, personne ne peut sortir, il n y a pas de risques. Alors si on transfère le dossier à M. le procureur, il l’oriente en flagrance, s’il doit décider, nous nous exigeons la tenue de l’audience le 11 avril », a déclaré Me Sidiki Bérété.
Moussa Rama, pour Lerévélateur224.com
