La présidente du parti Pact ( Parti de l’Action Citoyenne) était l’invitée de l’émission les Grandes Gueules de ce jeudi, 07 avril 2022 sur Espace Fm. Dr Makalé Traoré qui a récemment été nommée membre du Comité National des Assises (CNA), a survolé l’actualité socio-politique guinéenne. Ce qui l’a emmenée à se prononcer sur l’incarcération de Kassory Fofana, Mohamed Diané, Oyé Guilavogui et Zakaria Koulibaly, tous anciens ministres du régime Alpha Condé.
Tout d’abord, dame Makalé Traoré a exprimé son sentiment personnel vis-à-vis de cette incarcération, avant de dire qu’il faut faire la lumière sur les cas de pillages qu’a connu notre pays aucours de son histoire.
« On ne peut jamais se réjouir du malheur des autres. Vous savez, j’ai toujours dit que nous guinéens, nous sommes devenus très méchants et on manque beaucoup d’empathie. C’est très douloureux de se retrouver en prison. Mais il ya quelque chose qui est très importante. Notre pays a connu des moments de pillages que nous avons tous constatés. Et, il est important de clarifier cela. Maintenant, une fois qu’on a dit ça, il est important que la justice soit observée dans les règles de l’art, qui va donner de la noblesse à la démarche”, a-t-elle commenté.
Par ailleurs, l’ancienne ministre de la Fonction Publique pense que la justice devrait plutôt garder ces anciens hauts commis de l’État sous contrôle judiciaire, au lieu de les placer sous mandat de dépôt.
« Vous savez les gens qui sont en prison, je pense qu’on peut prendre toutes les dispositions pour qu’ils ne sortent pas du pays, c’est possible. Un État est quand-même fort pour empêcher n’importe quel citoyen de sortir du territoire avec un tout petit peu de vigilance. Donc, on peut les garder à la maison sous contrôle judiciaire au lieu de les mettre en prison. Je ne veux pas me prononcer sur ce que la justice fait. Mais j’insiste sur le fait que observer la procédure judiciaire donne de la noblesse aux actes », a-t-elle indiqué.
Kassory Fofana et ses codétenus qui ont passé leur première nuit en prison ce mercredi, seront jugés le 11 avril prochain à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières ( CRIEF) à travers l’une de ses chambres.
Ils ont été inculpés pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption et blanchiment de capitaux.
Bah Mohamed
