Alors que les instructions sont bouclées depuis près de 3 ans, l’ouverture d’un procès dans le dossier du massacres du 28 septembre 2009 traîne toujours. Et pourtant la construction d’un local devant abriter les audiences a été annoncée depuis l’ère Alpha Condé. Que se passe-t-il ? Pourquoi cette lenteur ? Des questions que se pose le président de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CGCP). Il a été joint au téléphone par notre reporter ce jeudi, 24 mars 2022.
Le procès dans l’affaire du massacre du 28 septembre tarde toujours à démarrer. Selon Me Hamidou Barry, les autorités doivent être en mesure de trouver des moyens adéquats permettant d’ouvrir ce procès dont les instructions ont été bouclées depuis plus de 3 ans.
« Si le gouvernement guinéen a pu trouver un local pour le siège de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), je crois que le même gouvernement en vertu de l’équité et de légalité, doit trouver un local pour l’affaire des massacres du 28 septembre 2009. Cela ne signifie aucunement que nous détestons la création de la CRIEF, d’ailleurs nous la saluons », confie t-il.
Poursuivant, le coordinateur des avocats des victimes de ces événements douloureux du 28 septembre 2009 fait des recommandations aux nouvelles autorités.
» Je demande au gouvernement guinéen de prendre des dispositions utiles et nécessaires pour l’ouverture de l’affaire des massacres du 28 septembre 2009. Ces dispositions consistent à trouver un local approprié, débloquer les fonds nécessaires pour la tenue du procès, assurer la sécurité de tous les acteurs impliqués dans le dossier », a lancé Me Hamidou Barry.
A rappeler que le 28 septembre 2009, environ 157 personnes avaient été tuées et 109 femmes violées lors d’un rassemblement des opposants au stade de Conakry. Treize (13) ans après, ces crimes restent encore impunis et les blessures des victimes toujours ouvertes.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
