Alhassane Bangoura, cet homme de 48 ans originaire de Araponka dans la préfecture de Boffa emprisonné et mort le 14 mars 2022 à la maison Centrale de Conakry dans des conditions jusque-là flou. A la faveur d’une conférence de presse animée ce jeudi 24 mars 2022, Me Sékou Mawloud KOITA, avocat de la famille Bangoura a tenu à préciser que le défunt n’était nullement un voyou, à plus forte raison un délinquant comme l’a fait croire certaines personnes.
Pour lui, un innocent est parti dans des circonstances peu honorables. Plus loin, l’avocat déclare que son client est décédé pour des raisons pécuniaires et non juridiques. Laissant éclater sa colère dans cette « injustice », l’avocat soutient qu’on ne peut nullement placer une personne en prison pour une affaire de télé.
« Nous sommes déterminés à faire triompher la vérité dans cette affaire. D’ailleurs depuis son décès, cette affaire est prioritaire à notre cabinet. Et si nous sommes devant vous la presse, c’est parce que, contrairement à ce que les gens pensent de vous en vous qualifiant de quatrième pouvoir, nous, nous estimons que vous êtes le premier pouvoir dans un État. Et comme la justice, il y a eu des manquements, c’est vers vous le premier pouvoir que nous, nous tournons dans un premier temps pour faire savoir que c’est un innocent qui est parti dans des circonstances très peu honorables » A ainsi réagi l’avocat et d’ajouter en ces termes :
« Aujourd’hui, je suis avec sa famille, cela ne plairait à personne d’avoir en mémoire que son père est mort en prison pour un vol de poste téléviseur qui n’a pas été prouvé. Donc, vous imaginez la douleur, le déshonneur qu’on a mis sur sa personne. Voilà pourquoi il était important pour les jeunes de Yatayah où il était considéré comme un modèle et comme leader, d’organiser la présente conférence de presse pour montrer leur indignation », a précisé Me Sékou Maouloud Koita.
A noter que le défunt avait une femme et père de six(6) enfants et pour l’heure, son corps serait encore dans les mains des autorités pour autopsie à l’hôpital Ignace Deen.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
